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Par CCHR International

Le 17 novembre 2015

UHS abus«Suicides de patients, camouflages de décès, falsification de dossiers et patients victimes d’agressions sexuelles sont quelques-uns des abus allégués dans les locaux de Universal Services Health, Inc. (UHS) où les autorités de l’Etat ou les centres d’assurance maladie et de couverture maladie universelle (CMS) américains ont fait des enquêtes.» Jan Eastgate, Présidente de CCHR International

 

The Philadelphia Inquirer fait état des enquêtes criminelles fédérales en cours dans environ 20 établissements psychiatriques appartenant à Universal Services Health (UHS), le plus grand fournisseur de santé comportementale en établissement du pays. Les autorités fédérales ont réclamé des documents aux établissements de UHS depuis 2012 alors qu’ils enquêtent sur des fraudes de facturation potentielles. En mars, la section des fraudes criminelles du Ministère de la justice américain a élargi son enquête pour y inclure le siège social de UHS en Pennsylvanie. [1]

Selon The Philadelphia Inquirer, UHS a fait 327 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans les neufs mois qui se sont terminés le 30 septembre 2015. Selon le Conseil de maîtrise des coûts des soins de santé de Pennsylvanie, UHS possède 4 des 5 meilleures installations de psychiatrie les plus rentables de Pennsylvanie, dont deux sont sous enquête fédérale (Le Roxbury Treatment Center et The Meadows).

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme internationale allègue que les bénéfices de la psychiatrie se font aux dépens de la sécurité des patients et a déposé des plaintes auprès des législateurs et des organismes étatiques et fédéraux contre les centres de santé comportementale de UHS, y compris ceux de Pennsylvanie. Jan Eastgate, présidente du groupe des droits à la santé mentale dit: «des suicides de patients, le camouflages de décès, la falsification de documents et des patients victimes d’agression sexuelle ne sont que quelques-uns des abus pratiqués dans des centres de santé comportmentale de UHS, dans lesquels les autorités de l’Etat et les centres d’assurance maladie et de couverture maladie universelle ont fait des enquêtes.»

CCDH a révélé qu’au moins trois membres du personnel des établissements psychiatriques d’UHS, au cours des dernières années, ont été reconnus coupables d’abus sexuels ou d’autres abus auprès des patients ou de maltraitance des enfants, deux purgeant au total une peine de prison de 35 ans.

Rock RiverRock River a fermé en avril 2015 après une enquête du Chicago Tribune et du Département des services à l’enfance et à la famille qui ont constaté que les adolescentes admises avaient subi des sévices graves lors de leurs séjours.

Rien que cette année, UHS a régulièrement fait les gros titres dans le secteur de la psychiatrie:

Le 12 novembre: The Patriot Ledgerin du Massachusetts a fait état des conclusions d’une enquête de l’État sur la mort d’une patiente de vingt ans à l’hôpital psychiatrique Pembroke de UHS au mois d’août de cette année, dont le résultat n’est pas encore annoncé. Un précédent article disait que Pembroke a signalé 7 décès de patients cette année. [2]

Le 6 novembre: UHS a rapporté que le Départment de l’action humanitaire de  Pennsylvanie avait exigé que sept de ses hôpitaux psychiatriques restituent 4 millions de dollars à l’Etat sur les paiments versés aux hôpitaux pour l’exercice 2011. UHS pourrait faire l’objet de mêmes demandes de remboursement pour la période 2012-2014 (potentiellement 16 millions de dollars au total.) [3]

Le 9 septembre: Une action en justice au nom des cinq plaignants a été déposée au tribunal du comté de Cook, dans l’Illinois, contre Rock River Academy de UHS, alléguant d’abus sexuels et de viol par le personnel. Un membre du personnel a affirmé qu’une jeune fille s’est vue «administrer intentionnellement des médicaments psychotropes dont on se servait pour la garder dans un état semi-conscient afin qu’elle puisse être plus facilement manipulée et abusée sexuellement.» [4]

TimberlawnLe 14 août 2015, le CMS a mis fin à son contrat avec Timberlawn Mental Health Service à Dallas, au Texas, en raison de l’inefficacité de l’hôpital à corriger les irrégularités qui avaient placé des patients en «danger immédiat».

Le 31 août: le CMS a mis fin au contrat du centre de santé mental Timberlawn de UHS, au Texas, en raison de lacunes non corrigées et de patients mis en péril. [5] Les inspecteurs du CMS ont découvert que des employés de Timberlawn avaient falsifié les dossiers pour éviter un examen minutieux du cas d’un patient ayant subi des préjudices. [6]

Le 31 juin: UHS a rapporté que le centre médical Texoma au Texas était confronté à la résilitation du CMS découlant de manquements aux conditions de participation. Texoma a conclu un accord d’amélioration avec le CMS, réduisant ainsi le risque d’une éventuelle fermeture en raison de la réduction des financements du CMS. [7]

Le 23 juin: les membres du Congrès, Joseph P. Kennedy III et Danny Davis, ont écrit conjointement au CMS lui demandant une mise à jour sur l’état de son enquête sur UHS. [8] Un communiqué de presse a déclaré qu’il y avait eu «des allégations troublantes de faute, de négligence et d’intimidation des employés» dans les locaux de UHS. En outre, «des rapports supplémentaires de revendications détaillées de violence, d’agressions sexuelles, de fugues de patients et du manque de personnel de sécurité dans les locaux de UHS dans l’Illinois et l’Ohio, ainsi que des efforts déployés par l’entreprise à menacer les employés qui dénoncent ces conditions.» [9]

Avril: Rock River Academy, dans l’Illinois, a fermé après que le Département des services à l’enfant et la famille (DCFS) a refusé d’y envoyer des enfants dans la section juvénile. Rock River avait le plus haut taux de jeunes manuellement maîtrisés par le personnel en 2014 parmi les 52 centres de traitenemt résidentiels contrôlés par le DCFS. [10]

CCDH a également découvert que des dizaines de psychiatres travaillant avec UHS ou dans leurs locaux sont parmi les 25 premiers prescripteurs de médicaments psychotropes.

Références:

[1] «Firm under federal probe owns 4 of 5 most profitable Paramental hospitals,» Philly com, 17 novembre 2015, http://www.philly.com/philly/business/20151117_Firm_under_federal_probe_ owns_4_of_5_most_profitable_Pa__mental_hospitals.html; “Feds widen fraud probe of Universal Health Services to include headquarters,” Healthcare Finance, 1er avril 2015, http://www.healthcarefinancenews.com/news/feds-widen-fraud-probe-universal-health-services-include-headquarters

[2] Chris Burrell, “State finishes investigation into death at Pembroke Hospital,” Patriot Ledger, 12 nov. 2015, http://www.patriotledger.com/article/20151112/NEWS/151117836; Chris Burwell, “State investigates death of patient at Pembroke Hospital,” Patriot Ledger, 18 Sept. 2015, http://www.patriotledger.com/article/20150918/NEWS/150915535

[3] Harold Brubaker “Pa wants Universal Health to return $4 million in Medicaid payments,” Philly com, 6 nov. 2015, http://articles.philly.com/2015-11-08/business/68091040_1_disproportionate-share-payments-uhs-hospitals

[4] Lorraine Bailey, “Severe Abuse Alleged at Illinois Home for Girls,” Courthouse News.com, 10 sept. 2015, http://www.courthousenews.com/2015/09/10/severe-abuse-alleged-at-illinois-home-for-girls.htm

[5] Timberlawn Mental Health System Sylvia Mathews Burwell

[6] Reese Dunklin, “Judge rules regulators can stop funding Timberlawn psychiatric hospital,” Dallas Morning News, 13 août 2015, http://www.dallasnews.com/news/metro/20150813-judge-rules-regulators-can-stop-funding-timberlawn-psychiatric-hospital.ece; Timberlawn Mental Health System v Sylvia Mathews Burwell, in her official capacity as Secretary, United States Department of Health and Human Services, in the United States District Court for the Northern District of Texas Dallas Division, Case No 3:15-CV-2556-M, 13 août 2015 Barbara MG Lynn, US District Judge Decision; http://www.healthcarefinancenews.com/news/timberlawn-mental-health-system-faces-closure-after-cms-finds-major-safety-problems

[7] UHS Inc, Securities Exchange Commission filing, 31 juin 2015.

[8]http://kennedy.house.gov/sites/kennedy.house.gov/files/06.23.15.UHS%20Letter.pdf;
http://www.chicagotribune.com/news/watchdog/rtc/ct-psychiatric-provider-investigation-watchdog-met-20150623-story.html

[9] “CONGRESSMAN KENNEDY PUSHES HHS ON INVESTIGATION INTO MENTAL HEALTH NETWORK,” Joe Kennedy Press Release, 23 juin 2015, https://kennedy.house.gov/media/press-releases/congressman-kennedy-pushes-hhs-on-investigation-into-mental-health-network

[10] “Center for troubled girls will close, cites decision by DCFS,” Chicago Tribune, 28 janv. 2015, http://www.chicagotribune.com/news/watchdog/rtc/chi-youth-treatment-rock-river-20150128-story.html

 

Par CCHR International
24 novembre 2015

médicaments psychiatriques

«Combien de temps encore faudra-t-il se demander pourquoi une enquête sérieuse n’est-elle pas correctement menée sur ce lien possible avec la violence psychotique?» – Christopher Brooker, journaliste

CNN, The Washington Post, The Boston Globe, The Independent et des centaines d’organes de presse signalent maintenant que «la guerre contre la drogue» a pris une tournure radicale, avec des combattants d’ISIS dopés avec une drogue stimulante connue sous le nom de Captagon (cousin pharmaceutique du médicament contre le TDAH Adderall). Captagon est la marque déposée du stimulant fenethylline qui contient de l’amphétamine et entre aussi pour 75% dans la composition de l’Adderall. [1] Il a été utilisé dans les années 1960 pour le traitement supposé du «TDAH» avant d’être interdit dans un certain nombre de pays. Comme le rapporte The Boston Globe, le Captagon est un «carburant toxique» qui crée des combattants «surhumains». Le médicament «produit rapidement une intensité euphorique chez les utilisateurs, permettant aux combattants de tenir debout pendant des jours, tuant en état de choc, avec une désinvolture irréfléchie.» [2]

Un article du 21 novembre, «Le chimiste: les drogues stimulantes qui relient ISIS aux Nazis», paru dans Haaretz, le premier site de langue anglaise au monde pour les nouvelles et l’analyse du Moyen-Orient, souligne: «ISIS est loin d’être le premier groupe meurtrier qui drogue ses combattants avant la bataille… Le Persan Hashashin l’a fait longtemps en arrière au XIe siècle, comme l’ont fait les pilotes kamikazes japonais, les milices africaines, les combattants tchétchènes et les soldats nazis.» [3]

Lorsque les agents des unités des forces spéciales françaises ont assailli la chambre d’hôtel du terroriste d’ISIS recherché, Salah Abdelsalam, en banlieue parisienne, la semaine dernière à Alfortville, ils auraient trouvé du Captagon, selon les nouvelles de Haaretz. [4] Comme d’autres amphétamines, il peut causer de l’euphorie, de la dépendance, réduire les inhibitions et, à des doses plus élevées, provoquer la psychose, la paranoïa et l’agression violente. [5]

captagon

Le Captagon aurait été retrouvé dans la chambre d’hôtel du terroriste d’ISIS recherché, Salah Abdelsalam, en banlieue parisienne, à  Alfortville la semaine dernière lorsque les agents des Forces spéciales françaises l’ont assaillie.

 

Les millions de dollars du commerce du Captagon sont une partie intégrante des marchés noirs du Moyen-Orient. [6] Un comprimé se vend illégalement de 5 à 20 dollars. [7]

CNN a déclaré qu’un jeune combattant de 19 ans, nommé Kareem, qui a dit combattre aux côtés d’ISIS depuis plus d’un an, a dit: «Ils nous ont donné des drogues, des comprimés hallucinogènes, qui vous font aller à la bataille sans vous soucier de vivre ou de mourir.» [8]

Un ancien membre de l’Armée syrienne libre déclara que, lorsqu’un officier a dit aux combattants de prendre de la drogue pour la première fois, «c’était comme si, face à dix personnes, on pouvait les attraper et les tuer.» [9]

Deux combattants d’ISIS capturés en Turquie ont déclaré qu’on leur avait donné du Captagon. L’un, Ali Daoud, 23 ans, a dit à un journal local: «Ça nous fait sentir grands, forts, comme si on regardait la bataille du dessus. On pensait que les tanks étaient des petits oiseaux que l’on pouvait détruire avec notre épée. Nous prenions la drogue seulement quand nous allions à la bataille, pour un effet maximum. [10]

Un autre a décrit comment «La peur n’existait plus après que j’aie pris du Captagon.» [11]

pervitin

Pendant la Seconde Guerre mondiale, on a fourni à l’armée allemande des  millions de comprimés de méthamphétamine sous le nom de Pervitin.

Comme Haaretz l’a rapporté, le problème des soldats drogués pour la bataille n’est pas rare: pendant la Seconde Guerre mondiale, on a fourni à l’armée allemande des millions de comprimés de méthamphétamine sous le nom de Pervitin. La substance augmentait la volonté de prendre des risques, tout en réduisant la sensibilité à la douleur, à la faim, à la soif et le besoin de sommeil. En 1939, le médicament a été testé sur 90 étudiants universitaires par un médecin militaire qui a conclu que la Pervitin pourrait aider les forces armées nazies à gagner la guerre. [12]

En fait, ce fut la société pharmaceutique allemande Degussa AG qui introduisit la fénéthylline (Captagon) en 1961 comme traitement du TDAH et son utilisation s’est répandue à travers le monde, selon des chercheurs de l’Université George Washington, dans un document de mai 2015 concernant une enquête sur le trafic du Captagon par les Milices de guerre syriennes. [13]

Degussa AG est aussi tristement célèbre pour l’invention et la fabrication du Zyklon B, utilisé pour gazer et assassiner des millions de personnes dans les chambres à gaz nazies. [14] (I. G. Farben, dont les dirigeants ont été jugés pour crimes de guerre, détenait le brevet pour le médicament et avait des actions chez Degussa.) [15]

Adderall, avec la même base d’amphétamine que le Captagon, a des effets indésirables qui incluent des hallucinations, de la manie, de l’agressivité, de l’hostilité et des épisodes psychotiques. [16] Le fabricant d’Adderall a dit à un tribunal que les épisodes psychotiques étaient un effet secondaire rare de cette classe de stimulants après que l’étudiant Ryan Ehlis, de l’Université du Nord Dakota, ait tiré et tué sa fille de cinq semaines en 1999, après avoir pris de l’Adderall pendant 10 jours. «Je ne me doutais de rien et n’avais pas la capacité de dire: “Qu’est-ce qui se passe avec moi?” ou “Cela n’a pas de sens, je n’y étais pas du tout”», a dit Ehlis. [17]

Une étude de PLOS ONE a fait ressortir que 25 drogues psychotropes étaient liées à la violence, dont l’homicide, les idées criminelles, l’agression physique, la violence physique ou des symptômes liés à la violence. Les amphétamines sont au quatrième rang des pilules liées à la violence dans cette liste. [18]

drogues psychiatriques et violence

Il y a plus de 22 avertissements d’agences internationales  de règlementation des médicaments concernant les drogues psychiatriques, citant des effets secondaires de manie, d’hostilité, de violence et même des idées criminelles.

Dans le monde, plus de 22 avertissements de la réglementation internationale des médicaments sur les drogues psychiatriques citent les effets secondaires de manie, d’hostilité, de violence et même d’idées criminelles, et des dizaines de fusillades et de tueries très connues sont liées à l’usage de drogues psychiatriques.

Au moins 35 fusillades dans les écoles et/ou des actes de violence liés à l’école ont été commis par ceux qui prennent ou qui sont en train de se désintoxiquer des médicaments psychiatriques et ont résulté en 169 blessés et 79 morts.

Il y a 25 autres actes de violence insensés commis par des individus qui prennent ou qui se désintoxiquent des médicaments psychiatriques qui ont résulté en 251 morts et 134 blessés, dont une autre tragédie qui a frappé la France, quand le pilote Andreas Lubitz a délibérément fait s’écraser un avion de la compagnie Germanwings dans une région montagneuse, éloignée, du sud de la France, tuant 150 personnes à bord. On a découvert qu’il prenait des médicaments contre la dépression, l’anxiété, les crises de panique, dont du lorazépam et un antidépresseur.

Avec les médias traditionnels qui parlent maintenant de la prescription de médicaments créant des «super soldats» qui contribuent à des actes de terrorisme, le problème des drogues psychiatriques et de leur lien avec la violence attesté par de nombreuses sources est enfin mentionné. Mais nous sommes loin des enquêtes gouvernementales qui sont obligatoires pour notre société de prescription de médicaments en pleine croissance.

Dans un article publié dans The Telegraph, intitulé, «Est-ce le lien caché derrière tous ces actes insensés de violence?», le Journaliste Christopher Brooker affirme, «Il est stupéfiant de voir à quel point beaucoup de ceux qui sont responsables de ces actes psychotiques de violence ont pris des médicaments psychotropes.» La question la plus pertinente de Brooker reste sans réponse: «Combien de temps faudra-t-il se demander pourquoi une enquête sérieuse n’est pas correctement menée sur ce lien possible avec la violence psychotique?»

C’est la question.

 

Références:

[1] http://www.smarternootropics.com/2014/01/captagon-the-smart-drug-fuelling-syrias-civil-war/.

[2] ”The tiny pill fueling Syria’s war and turning fighters into superhuman soldiers,” The Washington Post, 19 nov.2015, https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2015/11/19/the-tiny-pill-fueling-syrias-war-and-turning-fighters-into-super-human-soldiers/ ; “Powerful pill is called toxic fuel for fighters in Syrian war: Production high despite its ban in many nations,” The Boston Globe, 21 nov. 2015, https://www.bostonglobe.com/news/world/2015/11/21/the-tiny-pill-fueling-syria-war-and-turning-fighters-into-superhuman-soldiers/gLUkphVvyEN8Y5WzzowNhL/story.html.

[3] “Breaking Bad: The Stimulant Drugs That Link ISIS and the Nazis,”Harretz, 24 nov. 2015, http://www.haaretz.com/middle-east-news/.premium-1.687547.

[4] “Breaking Bad: The Stimulant Drugs That Link ISIS and the Nazis,”Harretz, 24 nov. 2015, http://www.haaretz.com/middle-east-news/.premium-1.687547.

[5] Will Nichols and Max Kravitz, “Soldiers of Abu Hilalain: An Investigation into Captagon Trafficking by Syrian War Militias and What It Means for U.S. Foreign Policy,” mai 2015, p. 21.

[6] “Syria’s Speed Freaks, Jihad Junkies, and Captagon Cartels,” Foreign Policy, 19 nov. 2015, http://foreignpolicy.com/2015/11/19/syria-isis-captagon-lebanon-assad/

[7] ”The tiny pill fueling Syria’s war and turning fighters into superhuman soldiers,” The Washington Post, 19 nov. 2015, https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2015/11/19/the-tiny-pill-fueling-syrias-war-and-turning-fighters-into-super-human-soldiers/.

[8] “Syria Fighters may be fueled by amphetamines,” CNN, 20 nov. 2015, http://www.cnn.com/2015/11/20/world/syria-fighters-amphetamine/.

[9] “Syria’s Speed Freaks, Jihad Junkies, and Captagon Cartels,” Foreign Policy, 19 nov. 2015, http://foreignpolicy.com/2015/11/19/syria-isis-captagon-lebanon-assad/

[10] “Breaking Bad: The Stimulant Drugs That Link ISIS and the Nazis,”Haaretz, 23 nov. 2015, http://www.haaretz.com/middle-east-news/.premium-1.687547

[11] ”The tiny pill fueling Syria’s war and turning fighters into superhuman soldiers,” The Washington Post, 19 nov. 2015, https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2015/11/19/the-tiny-pill-fueling-syrias-war-and-turning-fighters-into-super-human-soldiers/

[12] Andreas Ulrich, “The Nazi Death Machine: Hitler’s Drugged Soldiers,” Speigel online, 6 mai 2015, http://www.spiegel.de/international/the-nazi-death-machine-hitler-s-drugged-soldiers-a-354606.html

[13]  Will Nichols and Max Kravitz, “Soldiers of Abu Hilalain: An Investigation into Captagon Trafficking by Syrian War Militias and What It Means for U.S. Foreign Policy,” mai 2015,  p. 19.

[14] http://www.smarternootropics.com/2014/01/captagon-the-smart-drug-fuelling-syrias-civil-war/

[15] http://www.bibliotecapleyades.net/sociopolitica/sociopol_igfarben08.htm

[16] http://www.drugs.com/adderall.html

[17] “Out of Control: Enough Warning,” 48 Hours (CBS), nov. 2007, http://www.cbsnews.com/news/out-of-control-enough-warning/; “Prescription: concentration. The number of prescriptions for Adderall is rising, as is the number of students using the drug for academic and recreational purposes,” Oregon Daily Emerald, 2 mai 2005 ; “Man who Shot Child Sues Drug Company,” Herald, 23 sept. 2000.

[18] Thomas J. Moore, Joseph Glenmullen, Curt D. Furberg, “Prescription Drugs Associated with Reports of Violence Towards Others,” PLOS One, 14 déc. 2010, DOI: 10.1371/journal. Pone: 0015337, http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0015337.

 

Suite à l'approbation par la Food and Drug Administration (FDA) du médicament «Addyi», il s’avère que sa présentation comme «Viagra féminin» est trompeuse.

Viagra féminin

A la différence du Viagra, qui affecte le flux sanguin vers les organes génitaux masculins, Addyi, le «Viagra rose» pour les femmes, vise à mettre le trouble dans leur esprit: c’est un médicament antidépresseur et il a des effets indésirables très graves, voire mortels.

Alors que la plupart des gens seraient d’accord pour dire qu’il est insultant et dégradant de penser que les femmes souffrent d’une maladie mentale en raison d’un manque de désir d’acte sexuel, l’utilisation de médicaments psychotropes dangereux pour, prétendument augmenter le désir sexuel de la femme, fait tout simplement suite à l’histoire de la FDA et de l’APA (Association américaine psychiatrique) selon laquelle ce comportement féminin est une maladie et cela, c’est faire du tort aux femmes car ce n’est pas un trouble mental.

27 août 2015 – Source

 

Nouvelles de dernière minute: Timberlawn, un hôpital psychiatrique, perd son agrément au système de sécurité sociale américain.

justice

Le 14 août, suite à une décision de justice, l’hôpital psychiatrique de Timberlawn, au Texas, appartenant à Universal Health Services (UHS) a perdu son agrément du système de sécurité social fédéral américain.

CCDH a déposé de nombreuses plaintes auprès des fonctionnaires fédéraux et de l’Etat concernant les problèmes graves, non seulement à Timberlawn, mais dans d’autres établissements psychiatriques et de traitement comportemental appartenant à UHS.

La Présidente de CCDH International, Jan Eastgate, déclare: «Au cours des dernières années, des plaintes concernant les établissements psychiatriques et de traitement du comportement de UHS ont été déposées auprès de la CCDH de la part de patients, de parents et d’au moins vingt-quatre dénonciateurs (anciens employés) concernant au moins sept établissements psychiatriques de UHS. CCDH demande à ce que d’autres dénonciateurs, patients et leurs familles continuent à se manifester.»

Source

 

médicaments

La presse s’est récemment fait l’écho du drame qui s’est produit dans une prison zurichoise où une mère infanticide s’est suicidée.

On apprend que les cas sont de plus en fréquents. 51 personnes se seraient suicidées en détention préventive entre 2003 et 2013.

Le débat s’ouvre à nouveau sur les conditions de détention, mais qu’en est-il du suivi psychiatrique et des traitements médicamenteux prescrits aux détenus?

Dans le canton de Genève par exemple, on sait que 35% à 45% des détenus consomment des psychotropes.

Cette maman venait de sortir de l’hôpital psychiatrique. En prison, elle prenait encore des psychotropes. Quels en ont été les effets?

De nombreuses mises en garde officielles dénoncent les effets secondaires graves des médicaments psychiatriques sur un plan international. Parmi eux, on trouve notamment: anxiété, agitation, troubles sanguins, hallucinations, hostilité, dépression psychotique, myocardite fatale, crise cardiaque, psychose, atteinte hépatique grave, diabète, crises d’épilepsie, suicide, violence et mort.

Dans le livre de Georges-Alexandre Imbert «Crimes sous tranquillisants», le Dr Véronique Vasseur révèle que plus de la moitié des détenus en France sont abrutis de tranquillisants et de somnifères donnés copieusement par le service psychiatrique sous le regard bienveillant de l’administration pénitentiaire. Elle dit aussi: «Lorsqu’on a des prisons indignes, le meilleur remède pour éviter la colère collective et garder son établissement dans une relative quiétude est de laisser circuler massivement du shit et des psychotropes.»

Le taux de suicide dans les prisons françaises est le plus fort en Europe et la plupart des détenus qui se suicident ou tentent de le faire sont suivis en psychiatrie.

Tout détenu a sa part de responsabilité par rapport à l’acte criminel commis, mais au vu des effets dévastateurs des traitements psychiatriques, ne serait-il pas temps de remettre en question ces traitements psychiatriques et rendre aussi responsables les prescripteurs?

 

Juin 2015 - Le 24 Heures a récemment publié un article relatant la mésaventure d’une dame internée de force à l’hôpital psychiatrique de Prangins

medication

 

 

L’histoire de Mme Zarini confirme encore une fois de plus comment la psychiatrie interne de manière abusive. Heureusement, sa fille était là pour intervenir. Félicitons cette personne courageuse. Mais qu’en est-il de ceux qui sont seuls, qui n’ont plus de famille et qui ne sauraient comment se défendre s’ils venaient à vivre la même histoire? Pensons par exemple aux personnes âgées.

Par ailleurs, combien de patients font des allers-retour entre l’EMS et l’hôpital psychiatrique? Sans compter la surmédication à laquelle sont soumis nombre de pensionnaires. Les effets secondaires de certains psychotropes peuvent même conduire à des internements, ce qui est rarement révélé.

Et qu’en est-il aussi des coûts?

A l’heure où les coûts de la santé et les primes d’assurance-maladie explosent... Si l’internement de Mme Zarini n’était pas justifié, il est à espérer que sa caisse-maladie ne couvre pas les frais ou qu’elle se fasse rembourser au cas où elle aurait payé la facture.

Il devrait d’ailleurs en être de même pour tous les internements abusifs.

De plus, les assurances devraient se pencher sur les internements répétés. Bien qu’on dise que les séjours en hôpital psychiatrique sont maintenant plus courts, on est néanmoins confronté à des internements consécutifs pour de nombreux patients, ce qui fini par coûter tout aussi cher.

Des contrôles réguliers auprès des patients ou de leur famille permettraient d’éviter de sérieux abus.

 

Lire l’article de 24 Heures

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme réunira près de 1000 personnes à Paris pour une marche contre les abus psychiatriques le samedi 27 juin 2015. Les manifestants protesteront contre les internements de force, les traitements dégradants, les dépistages des enfants et la mise sous camisole chimique de la population.

La marche débutera à 13h Gare Montparnasse pour se terminer à 15h sur la Place Saint-Michel. La présidente de la CCDH Mylène Escudier exposera la situation actuelle de la psychiatrie en France, et l’économiste de renommée internationale Jean-Louis Caccomo témoignera de l’utilisation de la psychiatrie à des fins répressives.

Contact presse: Mylène Escudier au 06 67 56 88 04 ou 01 40 01 09 70.

 

Alors que la France est l’un des pays les plus psychiatrisés d’Europe avec un taux de consommation de psychotropes par habitant très élevé et des internements sous contrainte qui ne cessent d’augmenter, certains psychiatres et associations de patients financés par les laboratoires pharmaceutiques font un lobbying intensif auprès des parlementaires et du gouvernement pour organiser un dépistage systématique des troubles mentaux dans les écoles et la mise sous camisole chimique des enfants.

L’association Hypersupers TDAH France (Trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité) financée par le laboratoire Shire, laboratoire qui commercialise le Quasym (l’équivalent de la Ritaline) a demandé à la plus haute instance de santé, la Haute Autorité de Santé, de réaliser un rapport sur l’hyperactivité des enfants. Pour le plus grand profit des labos, cette étude ouvre la voie à un plus large dépistage de cette pseudo-maladie et donc à davantage de prescriptions de Ritaline, une drogue susceptible de détruire nos enfants.

La CCDH rappelle que plus de 76000 internements sous contrainte ont lieu chaque année. Tous les jours, ce sont 200 Français qui sont privés de leur libertés les plus fondamentales pour être enfermés dans les hôpitaux psychiatriques. Des traitements dégradants et inhumains y sont pratiqués tous les jours: contention, enfermement dans des chambres d’isolement, interdiction de sortie ou de visite de la famille, séances d’électrochocs, etc.

Et à quel coût? En 1 an: 21 millions de journées d’hospitalisations en hôpital psychiatrique ont été comptabilisées, totalisant un coût pour le contribuable de 9,5 milliards d’euros. Les remboursements effectués par l’Assurance maladie pour des traitements psychiatriques atteignent 13 milliards d’euros par an.

Ces «traitements» sont subis par des milliers d’innocents chaque jour. La CCDH aide des milliers de victimes d’internements abusifs. Une histoire ou plutôt le combat d’un homme au courage incommensurable nous a particulièrement touchés, celui de Jean-Louis Caccomo.

Jean-Louis Caccomo est Docteur en sciences économiques et actuellement maître de conférences à l’université de Perpignan. Auteur de nombreux ouvrages sur l’économie, il est un brillant économiste reconnu internationalement. Du jour au lendemain, il s’est retrouvé interné sous contrainte en psychiatrie, et ce, en toute illégalité, par le directeur de l’université dans laquelle il travaille. Il manifestera avec la CCDH et témoignera de son expérience.

Pour plus d’information, venez rencontrer les manifestants le 27 juin, ou contactez la Présidente de l’association au 01 40 01 09 70 ou à [email protected]

 

Lausanne, samedi 5 juin – Un stand d’information pour raconter et dédramatiser la maladie qu’est la schizophrénie ne pouvait passer inaperçu au marché.

Des dépliants étaient proposés gratuitement, dont un réalisé par une grande firme pharmaceutique!

On nous parle de maladie, mais quelle preuve?

Le Dr Thomas Szasz, professeur de psychiatrie a déclaré: «la schizophrénie est définie de façon si vague qu’en réalité, ce terme est souvent appliqué à presque tout type de comportement désapprouvé par celui qui emploie ce terme».

De plus, les propositions de traitement par les psychiatres consistent principalement à prescrire des psychotropes, dont les effets sont pour la plupart dévastateurs. Certains peuvent même conduire au suicide ou alors provoquer un état «schizophrène», entraînant le risque de faux diagnostic de schizophrénie.

la schizophrénie - une maladie qui rapporteIl existe pourtant des méthodes efficaces pour détecter et traiter les causes sous-jacentes aux problèmes de comportement. Par exemple, des troubles apparemment «mentaux» sont bien souvent la manifestation d’une maladie ou d’une condition physique non diagnostiquée. Ce sont les conclusions de maintes études médicales effectuées sur de nombreux cas.

William H. Philipott, ancien psychiatre maintenant spécialiste des allergies du cerveau d’origine alimentaire, rapporte: «les symptômes d’une déficience en vitamine B12 vont de la difficulté à se concentrer à une dépression  stuporeuse, à une grave agitation ou à des hallucinations».

Des preuves confirment que certaines substances nutritives peuvent interrompre des réactions névrotiques ou psychotiques et que le résultat peut être instantané. On pourrait citer bien d’autres exemples.

La CCDH a édité une brochure: Schizophrénie – une maladie qui rapporte à la psychiatrie. Elle peut être obtenue gratuitement en appelant le 021 646 62 26

Visitez également: Schizophrénie – une «maladie» qui rapporte à la psychiatrie

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​La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme alerte les autorités et parlementaires du Jura sur les traitements abusifs subis par un patient de l’hôpital psychiatrique Saint-Ylie à Dole, Dimitri Fargette. La mère de Dimitri, ses frères ainsi que de nombreux amis et membres de la famille, ont manifesté jeudi 21 mai devant la Préfecture de Lons-le-Saunier pour contester la mesure illégale et arbitraire dont fait l’objet Dimitri et pour révéler au grand public la brutalité et l’inhumanité des méthodes psychiatriques utilisées dans cet établissement.

Je suis DimitriDimitri est un handicapé mental depuis sa naissance. Faute de place dans un établissement adapté, il s’est retrouvé interné en psychiatrie. Sa famille a toujours été très présente en lui rendant visite à l’hôpital et en l’accueillant régulièrement au domicile familial.

Constatant l’état de leur fils se dégrader à cause des nombreux psychotropes administrés et des mesures de contention, la famille a demandé à plusieurs reprises à l’équipe médicale de faire le nécessaire pour que l’état de santé de leur enfant cesse de s’aggraver.

Au lieu de prendre en considération les demandes de la famille, l’hôpital a menacé la mère de Dimitri qui est aussi sa tutrice que, si elle ne cessait pas de dénoncer les abus et mauvais traitements subis par Dimitri, tout serait mis en œuvre pour lui retirer la tutelle.

L’hôpital a transformé la mesure de soins sous contrainte en hospitalisation d’office (décidée par le Préfet) de façon à ce que la famille n’ait plus son mot à dire.

Les autorisations de sortie de Dimitri pour les week-ends ont été supprimées du jour au lendemain. Un des frères n’a plus eu le droit de visiter Dimitri à l’hôpital, la mère s’est vu interdire à plusieurs reprises de voir son fils.

La famille a décidé de dénoncer haut et fort ce qu’il se passe dans l’hôpital psychiatrique de Dole et comment les patients y subissent des traitements inhumains et dégradants.

Le 16 mai, elle a diffusé une vidéo sur la page Facebook «Nico Fargette» dans laquelle on voit Dimitri attaché sur son lit. Cette vidéo a été vue près de 30000 fois en seulement 4 jours. De nombreux internautes soutiennent le combat de cette famille au courage sans faille.

Des photos montrant les contusions et meurtrissures causées par les ceintures de contusion ont aussi été publiées.

Le 18 mai, le directeur de l’hôpital, Monsieur Juillet, a envoyé un courrier à la maman de Dimitri lui ordonnant de supprimer sans délai cette vidéo en la menaçant de saisir le Juge pour lui retirer la tutelle de son fils...

Les mauvais traitements persistant, l’état de santé de Dimitri s’aggravant et les menaces de l’hôpital devenant de plus en plus coercitives, la famille a manifesté jeudi 21 mai à 14 heures devant la Préfecture pour dénoncer les traitements inhumains et dégradants commis à l’hôpital psychiatrique de Dole.

Plus de 400 personnes sont internées sous contrainte chaque année au CHS de Dole. La CCDH demande à qu’une enquête soit lancée par l’Agence Régionale de Santé, alerte les parlementaires et pouvoirs publiques sur cette situation particulièrement inquiétante.

Pour plus d’information, visitez leur page Facebook sur laquelle vous pourrez lire le courrier du directeur de l’hôpital adressé à Madame Fargette, voir les photos des contusions et la vidéo de sa contention.

Vous pouvez vous rendre sur le site de France 3 qui a diffusé un reportage à propos de leur combat et lire l’article de presse publié dans La Voix du Jura.

Source: ccdh.fr