Exposition à Lausanne – Psychiatrie: violation des droits de l’homme et contrôle social

Exposition CCDH à Lausanne – Psychiatrie: violation des droits de l’homme et contrôle social

Lausanne
Hôtel Continental
Place de la Gare 2
2 au 8 juillet 2024
E N T R É E   L I B R E
Mardi 2 au vendredi 5 juillet
13h30 à 21h
Samedi 6 et dimanche 7 juillet
10h30 à 21h
Lundi 8 juillet
11h à 20h

La CCDH a pour objet de révéler les atteintes aux droits de l’homme dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale puis de les exposer publiquement.

CCDH recueille des témoignages mais aussi des statistiques et des rapports sur les abus psychiatriques, tels que les internements abusifs, les traitements brutaux et destructifs (électrochocs, neuroleptiques…) ou les diagnostics frauduleux qui font sombrer des millions d’individus dans la spirale destructive de la psychiatrie. Les données sont ensuite utilisées afin de susciter une prise de conscience de la part des autorités et du public en général. Ainsi, des réformes ou de nouvelles lois peuvent être mises en place.

 

«Étiqueter un enfant “malade mental” est une stigmatisation, non un diagnostic. Lui donner un psychotrope, c’est l’empoisonner, non le soigner.»
Thomas Szasz, Professeur émérite de psychiatrie, cofondateur de la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme

Thomas SzaszQuand le personnel de l’école dit à une mère que son fils doit prendre des psychotropes, comment peut-elle savoir que c’est un mensonge ? Comment peut-elle savoir que ce que les experts appellent le trouble de l’attention avec hyperactivité n’est pas une maladie ? Cette mère n’est pas une experte en histoire de la psychiatrie. Elle ne sait pas que les psychiatres ont, durant des siècles, utilisé de soi-disant termes diagnostiques pour stigmatiser les gens et les forcer à obéir. En voici quelques exemples stupéfiants : quand les esclaves noirs du Sud s’enfuyaient, ce n’était pas pour être libres, ils souffraient d’une maladie appelée “drapetomanie”, de drapetes, “esclave en fuite”, et manie. Je n’invente rien. C’était un diagnostic, “légitime”… tout comme le trouble de l’attention…

Quand les femmes, soit la moitié de la population, étaient assez stupides pour se rebeller contre la domination masculine… (rire)… c’est qu’elles souffraient d’une maladie grave appelée “hystérie”, due au “vagabondage de leur utérus”…

Aucun de ces comportements n’a jamais été une maladie et, bien sûr, n’en est une. Pas plus que le trouble de l’attention. Aucun comportement, qu’il soit bon ou mauvais, n’est une maladie ou ne peut être une maladie. Ce n’est pas ça, une maladie. Donc, peu importe comment l’enfant se comporte, il n’y a rien à examiner. S’il a une maladie, il doit alors y avoir un facteur scientifique qui peut être diagnostiqué par un médecin ou faire l’objet d’analyses médicales. C’est pour cela que le médecin vous prend beaucoup de sang et vous fait des radios. Il ne veut pas savoir comment vous vous comportez.

Quand j’allais à l’école de médecine, il y a 60 ans, il n’existait qu’une poignée de maladies mentales, peut-être 6 ou 7. Maintenant, il y en a plus de 300. Et on en “découvre” de nouvelles tous les jours. Étiqueter un enfant “malade mental” est une stigmatisation, non un diagnostic. Lui donner un psychotrope, c’est l’empoisonner, non le soigner. Les maladies sont des dysfonctionnements du corps humain, une défaillance du cœur, du foie, des reins, du cerveau, etc. La fièvre typhoïde est une maladie, tout le monde le sait. Personne n’en doute. La fièvre amoureuse (spring fever)… (rire)… il suffit de la définir pour voir… (rire) que ce n’est pas une maladie.

La tâche que nous nous sommes assignés, combattre la coercition psychiatrique, est importante. Je pense comme vous que c’est important. Il n’y a pas assez de gens qui le pensent. C’est une noble tâche ; nous pouvons persister en dépit des obstacles. Notre conscience l’exige.

Cette interview est extraite d’un discours prononcé par le docteur Thomas Szasz en 2007, lors du 38e anniversaire de la Commission Internationale des Citoyens pour les Droits de l’Homme.

La CCDH-France vient d’être reconnue comme association d’intérêt général par l’administration fiscale française !

justice

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme (CCDH-France) a pour but le respect des droits humains et des libertés fondamentales dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale en France. Elle milite pour que la France s’oriente vers un système de santé mentale fondé sur les droits de l’homme et conformes à ceux-ci.

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