La CCDH révèle les atteintes aux droits de l’homme dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale.

 

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme (CCDH) a organisé un raid à vélo de Paris à Rennes du 8 au 13 août 2016, pour dénoncer les traitements inhumains et dégradants dans les hôpitaux psychiatriques français.

raid à vélo Paris-Rennes contre les abus psychiatriques

L’équipe a parcouru plus de 550 km à vélo et manifesté devant les 8 établissements psychiatriques suivants:

  • le Centre hospitalier de Clermont (60),
  • l’hôpital psychiatrique du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen (76),
  • le Centre hospitalier spécialisé de Navarre à Evreux (27),
  • le Centre hospitalier de l’Aigle (61),
  • le Centre psychiatrique de Caen (14),
  • la Fondation Bon Sauveur à Saint-Lô (50),
  • le Centre hospitalier Nord à Mayenne (53),
  • le Centre hospitalier G. Regnier, à Rennes (35).

Tout au long de son périple, l’équipe de la CCDH a dénoncé haut et fort les violations des droits de l’homme en psychiatrie et le non-respect de la loi en matière de procédures d’internements.

Suite de l’article

 

Beaucoup de gens qui ont pris des médicaments psychiatriques ont découvert que les effets de sevrage de ces derniers peuvent persister durant des mois, voire des années, après qu’ils cessent de les prendre. Les patients ne sont fréquemment pas avertis de ce fait, et on leur dit souvent qu’il s’agit tout simplement de symptômes de leur «trouble mental» qui réapparaissent. Pourtant, diverses études confirment qu’après l’arrêt de la prise de certains médicaments psychiatriques, les effets de sevrage peuvent durer plusieurs mois ou années.

effets du sevrage

Remarque: personne ne devrait arrêter de prendre des médicaments psychiatriques (antidépresseurs, antipsychotiques, médicaments anti-anxiété et médicaments pour THADA) sans être suivi par un médecin.

Le Psychotherapy and Psychosomatics Journal a publié en octobre 2012 une étude sur les effets de sevrage persistant six semaines après l’arrêt de la prise d’antidépresseurs ISRS. Les chercheurs ont examiné les effets indésirables rapportés par les patients entre février 2010 et septembre 2010 et ont découvert que les symptômes post-sevrage «peuvent durer plusieurs mois à plusieurs années». Les symptômes signalés étaient notamment les suivants: troubles de l’humeur, labilité émotionnelle, irritabilité et mauvaise tolérance au stress.

«Nous constatons, dans le tableau 1, qu’il est rare que les troubles post-sevrage qui persistent après six semaines de sevrage du médicament disparaissent spontanément et qu’ils sont suffisamment graves et invalidants pour que les patients reviennent à leur traitement médicamenteux antérieur. Lorsque leur traitement médicamenteux n’est pas repris, les troubles post-sevrage peuvent durer plusieurs mois ou années. Les symptômes persistants post-sevrage significatifs notés sont des troubles d’anxiété, notamment: anxiété généralisée et attaques de panique, insomnies tardives [à développement lent] et troubles dépressifs (dépression majeure, trouble bipolaire, etc.). Les symptômes post-sevrage les plus fréquemment rapportés en ligne sont: anxiété, troubles de l’humeur, dépression, sautes d’humeur, labilité émotionnelle, insomnie persistante, irritabilité, mauvaise tolérance au stress, troubles de la concentration et de la mémoire.»

Le Dr John Zajecka a rapporté, dans le Journal of Clinical Psychiatry, que l’agitation et l’irritabilité vécues par les patients qui cessent de prendre un antidépresseur ISRS pourrait causer «agressivité et impulsivité suicidaire». L’étude a signalé que «les symptômes de sevrage [d’un antidépresseur] rapportés duraient jusqu’à un mois».

Regardez cette vidéo: entretien de l’avocate Karen Barth Menzies sur les problèmes d’addiction et de sevrage des antidépresseurs. Mme Menzies travaille depuis plus d’une décennie sur le front des litiges concernant les antidépresseurs ISRI, menant le combat contre des compagnies comme GlaxoSmithKline, Pfizer et Eli Lilly dans des affaires impliquant un suicide induit par antidépresseur, des problèmes de sevrage et des malformations congénitales.

 

Source

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme demande que l’analyse toxicologique du tueur de Nice soit rendue publique afin de déterminer si ce dernier était ou non sous l’emprise de drogues psychiatriques.

L’auteur de l’attentat de Nice, qui a fait 84 morts et 256 blessés sur la Promenade des Anglais à Nice le 14 juillet 2016, s’était vu prescrire dans le passé par le psychiatre Hamouda Chemceddine un cocktail de psychotropes aux effets secondaires dangereux:

  • de l’Haldol, un antipsychotique,
  • du Tranxene, une benzodiazépine,
  • et de l’Elavil, un antidépresseur.

Ces médicaments favorisent le passage à l’acte. Certaines personnes témoignent que, sous l’emprise de ces médicaments, elles ont eu des idées de tuerie ou de suicide.

L’enquête doit déterminer si c’était bien le cas pour Mohamed Lahouaej Bouhlel. Dans ce cas, il allongerait la liste des criminels qui sont passés à l’acte sous l’effet de psychotropes prescrits sans discernement, rejoignant ainsi le co-pilote de la Germanwings.

Donner des psychotropes à une personne violente comme Mohamed Lahouaej Bouhlel devrait être considéré de la même façon que si on lui donnait une arme.

Selon le résumé des caractéristiques de l’Haldol(1), il peut causer une altération de la conscience et des troubles psychotiques. Un article publié dans l’American Journal of Forensic Psychiatry(2) décrit plusieurs cas d'actes d’extrême violence causés par l’Haldol comme celui d’un homme de 23 ans qui, après une injection d’Haldol, tente de violer une femme, en poignarde deux autres puis bat à mort une octogénaire.

Alors que Mohamed Lahouaej Bouhlel était connu pour être alcoolique, le laboratoire Sanofi Aventis qui commercialise le Tranxène affirme que l’alcoolisme favorise la survenue de la dépendance au Tranxène.(3) De plus, ce psychotrope peut entraîner une altération de l'état de conscience et des troubles du comportement, des idées délirantes, hallucinations, symptômes de type psychotique, désinhibition avec impulsivité, comportement inhabituel, irritabilité, agressivité, agitation, etc.

Selon le résumé des Caractéristiques de l’Elavil(4):

  • «Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d’idées suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent faire l’objet d’une surveillance étroite pendant le traitement. Une méta-analyse d’essais cliniques contrôlés versus placebo sur l'utilisation d’antidépresseurs chez l’adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo
  • «Effets secondaires: levée de l'inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire; inversion de l’humeur avec apparition d’épisodes maniaques; réactivation d’un délire chez les sujets psychotiques…»

À la lecture de ces éléments, il est particulièrement surprenant que le psychiatre les lui ait prescrits, ce alors même qu’il était dépressif et violent.

Ce n’est pas la première fois que des actes d’une barbarie innommable sont commis par des personnes sous l’emprise de psychotropes. Pour chacun, l’entourage du tueur affirme ne pas comprendre son geste, n’avoir vu aucun «signe» annonciateur, etc.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme rappelle aux autorités la nécessité d’engager la responsabilité des psychiatres lorsque leurs patients commettent des atrocités, ce alors même qu’ils leur prescrivent des traitements favorisant le passage à l’acte.

La CCDH continue ses actions de sensibilisation à grande échelle pour informer le grand public sur les dangers réels des drogues psychiatriques.

Contact Presse: Mylène Escudier
Présidente de la CCDH
ccdh@wanadoo.fr
01.40.01.09.70

 

SOURCES:
1. http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=61490049&typedoc=R

«HALDOL a été associé à la survenue de syndrome malin des neuroleptiques, réponse idiosyncrasique caractérisée par une hyperthermie, une rigidité musculaire généralisée, une instabilité végétative, une altération de la conscience. Le traitement antipsychotique doit être immédiatement arrêté et un traitement symptomatique approprié et une surveillance régulière doivent être mis en place.»

«L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de diminution de la vigilance, somnolence, vertiges, confusion, troubles de la vision, liés à ce médicament.»

«Les troubles psychotiques sont des effets secondaires «FRÉQUENTS» de l’Haldol…»

2. www.stopshrinks.org/reading_room/drugs/dark_side_1.htm

3. http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=67956742&typedoc=R

«Tout traitement par les benzodiazépines et apparentés, et plus particulièrement en cas d’utilisation prolongée, peut entraîner un état de pharmacodépendance physique et psychique.»

«Divers facteurs semblent favoriser la survenue de la dépendance comme des antécédents d’autres dépendances médicamenteuses ou non, y compris alcoolique.»

«Chez certains sujets, les benzodiazépines et produits apparentés peuvent entraîner un syndrome associant à des degrés divers une altération de l’état de conscience et des troubles du comportement et de la mémoire.»

«idées délirantes, hallucinations, état confuso-onirique, symptômes de type psychotique, désinhibition avec impulsivité, comportement inhabituel pour le patient, troubles du comportement, modifications de la conscience, irritabilité, agressivité, agitation», etc.

4. http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=68925632&typedoc=R

«Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d'idées suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent faire l’objet d’une surveillance étroite pendant le traitement. Une méta-analyse d'essais cliniques contrôlés versus placebo sur l’utilisation d’antidépresseurs chez l’adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo. Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement au début du traitement et lors des changements de dose. Les patients (et leur entourage) devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue d’une aggravation clinique, l’apparition d’idées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et de prendre immédiatement un avis médical si ces symptômes survenaient.»

«levée de l’inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire; inversion de l’humeur avec apparition d’épisodes maniaques; réactivation d’un délire chez les sujets psychotiques…»

5. http://www.lejdd.fr/Societe/Fou-ou-fou-de-Dieu-qui-est-Mohamed-Lahouaiej-Bouhlel-797482

 

medicaments

Un article, paru dans un quotidien romand jeudi 21 juillet 2016, nous fait part d’un autre drame:
un jeune de 20 ans s’est donné la mort mardi dernier.

Il était traité dans un établissement psychiatrique.

L’article rapporte que sur ces trois dernières années, il y a en moyenne treize cas de suicide par
an dans les institutions du canton de Vaud.

Pourtant, plus de 250 mises en garde et études ont été publiées sur les effets négatifs de psychotropes tels que: anxiété, agitation, troubles sanguins, hallucinations, hostilité, dépression psychotique, myocardite fatale, crise cardiaque, psychose, diabète, crises d’épilepsie, et plus particulièrement suicide, violence et mort.

Or ces médicaments constituent le principal traitement en psychiatrie.

La CCDH reçoit régulièrement des appels de personnes ayant fait l’expérience de graves effets secondaires dus à ces substances.

D’autres vies ont été perdues suite à ce genre de prescriptions. Il serait temps que nos gouvernements enquêtent sur le lien entre les psychotropes et les actes insensés afin d’éviter d’autres drames.

 

mental«L’expression “maladie mentale” est terriblement trompeuse parce que les “troubles mentaux” que nous diagnostiquons ne sont rien d’autre que des descriptions de ce que les cliniciens observent que les gens font ou disent, et pas du tout des maladies bien établies.» – Déclaration d’Allen Frances, psychiatre et ancien président du groupe de travail DSM-IV, 2015

Dans le monde entier, 120 millions de personnes ont été diagnostiquées comme ayant des troubles mentaux et ont eu droit à un «traitement» par médicaments psychiatriques, bien que ceux-ci aient fait l’objet de 286 avertissements internationaux d’agences de réglementation des médicaments. Le grand public a été amené à croire que le diagnostic de trouble mental est du même ordre qu’un diagnostic médical légitime de maladie, ce qui est faux. Tout diagnostic de troubles mentaux dépend uniquement de l’opinion du psychiatre, qui parcourt des listes de comportements définissant les divers «troubles mentaux» contenus dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM). Les troubles énumérés dans le DSM ont été créés par les psychiatres qui ont littéralement décidé par un vote ce qui est considéré comme un trouble mental et ce qui ne l’est pas. Contrairement au reste de la médecine, les troubles mentaux sont créés par un processus politique, et non pas médical. C’est pour cette raison qu’une personne diagnostiquée pour un trouble mental peut consulter un autre psychiatre qui décidera qu’elle a un tout autre trouble mental. Il n’y a pas de tests médicaux pour prouver que le diagnostic du psychiatre est faux, car il n’existe pas de tests médicaux permettant de prouver que le psychiatre a raison. Les déclarations ci-dessus ne sont pas des opinions. Aux États-Unis, la plus haute organisation de Santé mentale de la nation est l’Institut national de Santé mentale (NIMH). Voici ce qui a été déclaré en 2013 par son directeur:

maladie réelle vs désordre mental«Bien que le DSM ait été décrit comme une “Bible” pour notre domaine, il est, au mieux, un dictionnaire… Sa faiblesse est son manque de validité. Contrairement à nos définitions de la maladie cardiaque ischémique, du lymphome, ou du SIDA, les diagnostics du DSM sont basés sur un consensus relatif à des groupes de symptômes cliniques, et non pas sur des mesures objectives de laboratoire. Dans le reste de la médecine, cela équivaudrait à créer des systèmes de diagnostic basés sur la nature de la douleur à la poitrine ou la qualité de la fièvre.» – Thomas Insel, directeur du National Institute of Mental Health

«Il n’y a pas de tests objectifs en psychiatrie, pas de rayons X, ni d’analyse de laboratoire, ni de constats d’examens permettant d’affirmer que quelqu’un a ou n’a pas de trouble mental.» «Il n’y a pas de définition d’un trouble mental. C’est n’importe quoi. Je veux dire que vous ne pouvez pas le définir.» – Allen Frances, psychiatre et ancien président de la task force du DSM-IV

Note: Ceci ne veut pas dire que les gens n’éprouvent pas des émotions ou n’ont pas de problèmes de comportement, mais le fait est que les diagnostics ne sont pas des maladies et que les traitements (psychotropes) ne sont pas dénués de risques et sont même dangereux. Le consentement éclairé est nécessaire.

bipolaire«Quasiment tout le monde peut, à un moment donné, répondre aux critères d’un trouble bipolaire ou d’un THADA. N’importe qui. Et le problème est qu’une fois posé le diagnostic ne serait-ce que d’une de ces “maladies”, cela déclenche le distributeur de pilules.» – Dr Stefan Kruszewski, Psychiatre

«Malgré plus de deux cents ans de recherches intensives, on n’a pu établir aucune preuve d’une origine génétique ou biologique des troubles psychiatriques communément diagnostiqués, y compris pour la schizophrénie, la dépression majeure, le trouble maniaco-dépressif, les divers troubles de l’anxiété et les troubles de l’enfance tels que le trouble du déficit d’attention et de l’hyperactivité. À l’heure actuelle, il n’y a pas de déséquilibres biochimiques connus dans le cerveau des patients psychiatriques typiques – jusqu’à ce qu’ils reçoivent des médicaments psychiatriques.» – Peter Breggin, psychiatre

Bien qu’il n’y ait eu «aucune pénurie d’explications biochimiques avancées pour des troubles psychiatriques... pas une seule n’a été prouvée. Au contraire, dans tous les cas où on avait pensé avoir découvert un tel déséquilibre, il a été prouvé plus tard que c’était faux.» – Dr Joseph Glenmullen, psychiatre, Harvard Medical School

pilules«On s’accroche à ces théories non seulement parce qu’il n’y a rien d’autre pour les remplacer, mais aussi parce qu’elles sont utiles dans la promotion du traitement de la toxicomanie.» – Dr Elliot Valenstein, Ph.D., auteur du livre «Blâmer le cerveau»

«Il n’y a pas de test sanguin ni biologique pour vérifier la présence ou l’absence d’une maladie mentale, comme c’est le cas pour la plupart des maladies corporelles. Si un tel test était développé, alors la condition cesserait d’être une maladie mentale et serait classée, à la place, comme un symptôme d’une maladie physique.» – Dr Thomas Szasz, professeur émérite de psychiatrie, New York University Medical School, Syracuse

«Nous n’avons aucun test valide et indépendant pour le THADA, et il n’y a aucune donnée probante indiquant que le THADA serait dû à un dysfonctionnement du cerveau.» – Déclaration finale du panel de la Conférence de consensus des instituts nationaux de la santé sur le THADA

dsm5«Le DSM IV est l’ouvrage fabriqué par lequel la psychiatrie cherche à être acceptée par la médecine en général. Les initiés savent qu’il s’agit plus d’un document politique que scientifique. À son crédit, l’ouvrage le dit lui-même, même si son apologie est rarement notée. Le DSM IV est devenu une bible et un best-seller qui rapporte, malgré ses défauts majeurs. Il se limite à définir la pratique; certains le prennent au sérieux, d’autres sont plus réalistes. Il permet de se faire payer. La fiabilité de diagnostic est facile à atteindre pour des projets de recherche. La question est: qu’est-ce que les catégories nous disent? Est-ce qu’elles représentent en fait précisément la personne avec un problème? Elles ne le font pas, et ne peuvent pas, parce qu’il n’y a pas de critères de validation externes pour les diagnostics psychiatriques.» – Dr Loren Mosher, psychiatre, ancien chef du Centre du NIMH pour les études sur la schizophrénie, directeur de Schizophrenia Research, Institut national de la Santé mentale

Lauren Mosher

Loren Mosher, psychiatre, ancien chercheur américain sur la schizophrénie, NIMH

Pour prendre connaissance de la lettre de démission du Dr Loren Mosher adressée à l’association américaine de psychiatrie, cliquez ici.
«Rien n’entre dans le DSM sur la base d’un test sanguin ou d’un scanner du cerveau, ni de signes physiques. L’admission repose sur des descriptions de comportement. Voilà ce qui caractérise l’ensemble du système de la psychiatrie.» – Dr Colin Ross, psychiatre

oeil«La psychiatrie n’a jamais été motivée par la science. Ils n’ont aucun fondement biologique ni génétique pour ces maladies et les instituts nationaux de la santé mentale sont totalement liés à la ligne pharmacologique. ... Il y a beaucoup de preuves scientifiques que les stimulants causent des dommages au cerveau lors d’une utilisation à long terme, mais il n’y a aucune preuve que ces maladies mentales, telles que le THADA, existent.» – Peter Breggin, psychiatre

«Aucune prétention de l’existence d’un gène pour une affection psychiatrique n’a résisté à l’épreuve du temps, en dépit de la désinformation populaire.» – Dr Joseph Glenmullen, psychiatre, Harvard Medical School

«En réalité, le diagnostic psychiatrique est une sorte de profilage spirituel qui peut détruire des vies et le fait souvent.» – Peter Breggin, psychiatre

«... La psychiatrie moderne doit encore prouver de façon convaincante la cause génétique ou biologique de chacune des maladies mentales ... Les patients [ont] reçu un diagnostic de “déséquilibre chimique” en dépit du fait qu’il n’existe aucun test pour soutenir une telle affirmation et... qu’on n’a pas la moindre idée de ce à quoi ressemblerait un équilibre chimique correct. » – Dr David Kaiser, psychiatre

desequilibre«Il n’y a pas de déséquilibre biologique. Quand les gens viennent me voir et me disent “J’ai un déséquilibre biochimique”, je réponds: “Montrez-moi vos tests de laboratoire.” Il n’y a pas de tests de laboratoire. Alors, qu’est-ce que ce déséquilibre biochimique?» – Dr Ron Leifer, psychiatre

«Aucun comportement, bon ou mauvais, n’est ni ne peut être une maladie. Ce n’est pas à quoi correspond une maladie. Les maladies sont des dysfonctionnements du corps humain, du cœur, du foie, des reins, du cerveau. La fièvre typhoïde est une maladie. La fièvre du printemps n’est pas une maladie; c’est juste une image, une “maladie” métaphorique. Toutes les maladies mentales sont des maladies métaphoriques, perverties en maladies réelles et prises à tort pour de véritables maladies.» – Thomas Szasz, professeur émérite de psychiatrie

«Je me suis rendu compte, non sans ironie, que la psychiatrie a littéralement perdu la raison, ainsi que l’esprit des patients dont elle est censée prendre soin.» – David Kaiser, psychiatre

menteur«Les psychiatres ont en commun le fait que, dès qu’ils sont devant une caméra ou un microphone, ils se rétractent et admettent qu’il n’existe pas de déséquilibre chimique ni de maladies, ni d’examen ou de tests s’y rapportant. Ce qu’ils font dans la pratique, à savoir mentir à chaque occasion, abolir (révoquer) le droit de consentement éclairé des patients et les empoisonner au nom d’un “traitement” n’est rien de moins que criminel.» – Dr Fred Baughman Jr., neurologue pédiatre

«La psychiatrie [a recours à] ... des allégations non prouvées que la dépression, la maladie bipolaire, l’anxiété, l’alcoolisme et une foule d’autres troubles sont en fait en premier lieu d’origine biologique et probablement génétique ... Ce genre de foi en la science et le progrès est hallucinant, mais aussi naïf et peut-être délirant.» – Dr David Kaiser, psychiatre

«En bref, toute l’affaire consistant à créer des catégories psychiatriques de “maladies”, à les formaliser par consensus et, ensuite, à leur attribuer des codes de diagnostic, qui à leur tour servent pour la facturation à l’assurance, n’est rien d’autre qu’une escroquerie à large échelle procurant à la psychiatrie une aura pseudo-scientifique. Et les auteurs de ces actes se nourrissent bien entendu à l’auge publique.» – Dr Thomas Dorman, interniste et membre du Collège royal des médecins du Royaume-Uni

«Il faut que la population et que la psychiatrie elle-même réalisent que les étiquettes du DSM sont non seulement inutiles comme “diagnostics” médicaux mais risquent également de causer un grand tort – surtout lorsqu’on s’en sert pour dénier les libertés individuelles ou lorsque les psychiatres en font des armes au service du système juridique.» – Dr Sydney Walker III, psychiatre

«La manière dont un trouble est introduit dans le DSM n’est pas basée sur des analyses de sang, un examen du cerveau au scanner ou des preuves physiques. Il est basé sur les descriptions du comportement. Et c’est là tout le système de la psychiatrie.» – Dr Colin Ross, psychiatre

«Aucun indicateur biochimique, neurologique ou génétique n’a été trouvé pour le trouble du déficit de l’attention, le trouble oppositionnel avec provocation, la dépression, la schizophrénie, l’anxiété, la consommation compulsive d’alcool et de drogues, la boulimie, la passion du jeu ou n’importe quel autre soi-disant trouble ou maladie mentale.» – Dr Bruce Levine, psychologue et auteur du livre Commonsense Rebellion (Une rébellion sensée)

«Contrairement aux diagnostics médicaux qui donnent une cause probable, un traitement approprié et un pronostic probable, les troubles énumérés dans le DSM-IV [et CIM-10] sont des termes auxquels on a abouti par consensus.» – Dr Tana Dineen, psychologue

«Ce n’est pas de la science. C’est de la politique et de l’économie. Voilà ce qu’est la psychiatrie: de la politique et de l’économie. C’est du contrôle de comportement et non pas de la science, ni de la médecine.» – Dr Thomas Szasz, professeur émérite de psychiatrie
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«C’est un jour mémorable pour la justice internationale, mais aussi pour ceux qui, en Bosnie, ont perdu maris et femmes, frères et sœurs, fils et filles dans une campagne de violence orchestrée.» – Médecins pour les droits de l’Homme (PHR) Photo JERRY LAMPEN/AFP/Getty Images

«C’est un jour mémorable pour la justice internationale, mais aussi pour ceux qui, en Bosnie, ont perdu maris et femmes, frères et sœurs, fils et filles dans une campagne de violence orchestrée.» – Médecins pour les droits de l’Homme (PHR) Photo JERRY LAMPEN/AFP/Getty Images

Par la CCDH internationale
L’organisme de surveillance de la santé mentale
25 mars 2016

LA HAYE, Pays-Bas – L’ancien président de la République serbe de Bosnie et psychiatre Radovan Karadzic a été reconnu coupable de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité par un tribunal des crimes de guerre des Nations Unies et condamné à 40 ans de prison. La Commission des citoyens pour les droits de l’Homme (CCHR) se joint à Médecins pour les droits de l’Homme (PHR) pour saluer la décision historique comme «un jour mémorable pour la justice internationale, mais aussi pour ceux en Bosnie qui ont perdu maris et femmes, frères et sœurs, fils et filles dans une campagne de violence orchestrée». PHR, qui est indépendante de la CCHR, a déclaré: «Il aurait pu avoir pris 20 ans, mais finalement, Karadzic, un psychiatre devenu démagogue, a été tenu pour responsable de ses crimes.» [1]

Le tribunal des Nations Unies a déclaré Karadzic coupable d’avoir orchestré les atrocités serbes pendant la guerre de Bosnie de 1992 à 1995, qui a fait 100 000 morts. [2] Il a également été reconnu coupable de persécution, d’extermination et d’assassinat. [3] CNN et d’autres médias ont rapporté en détail l’histoire de Karadzic, non seulement comme leader politique, mais aussi comme psychiatre surnommé le «boucher de Bosnie». [4]

La CCDH a loué le tribunal pour sa persistance qui a fait que la justice a finalement été rendue et la culpabilité criminelle de «nettoyage ethnique» reconnue. La condamnation de Karadzic est considérée comme une étape positive vers le renforcement du droit international sur la responsabilité pénale des dirigeants politiques pour les atrocités commises par les forces sous leur contrôle. [5]

Tribunal pénal international des Nations Unies pour l’ex-Yougoslavie

Le Tribunal pénal international des Nations Unies pour l’ex-Yougoslavie a convaincu Karadzic de génocide pour le massacre de Srebrenica, qui visait à tuer «tous les hommes valides» dans la ville et à exterminer systématiquement la population musulmane bosnienne qui s’y trouvait.

Le New York Times a rapporté: «Le Tribunal pénal international des Nations Unies pour l’ex-Yougoslavie a condamné M. Karadzic de génocide pour le massacre de Srebrenica, qui visait à tuer ʺtous les hommes validesʺ dans la ville et à exterminer systématiquement la population musulmane bosnienne qui s’y trouvait.» [6] Lorsque de telles atrocités contre les droits de l’Homme ont été portées à l’attention de la CCDH dans les années 1990, la branche française de la CCDH a entamé des recherches approfondies sur le nettoyage ethnique en cours. Comme le Chicago Sun Times l’a déclaré clairement jeudi 24 mars 2016, la mort de plus de 8000 hommes et jeunes gens pendant la guerre de Karadzic fut «le pire massacre en Europe depuis l’époque nazie». [7]

La CCDH, qui a été fondée en 1969, en partie en raison de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (qui fait maintenant partie de la Charte internationale des droits de l’Homme) des Nations Unies, a établi ce parallèle entre l’eugénisme nazi et les abus de Bosnie. Dans les années 1990, elle a fait un rapport largement diffusé, intitulé «Les cerveaux derrière le nettoyage ethnique», que l’Association psychiatrique a présenté à un tribunal des crimes de guerre des Nations Unies à La Haye en 1999. Christian Vasseur, secrétaire général de l’Association, a écrit à la CCDH le 27 mars 1995, en la remerciant pour le travail sur les «cerveaux du nettoyage ethnique». Dans l’ensemble des informations recueillies à ce jour, nous n’avions pas une idée précise du nettoyage ethnique organisé par les psychiatres, nous en avions eu l’intuition. Cependant, nous avons persévéré à parler haut et fort et à informer sur la participation des psychiatres au nettoyage ethnique. Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a récemment proposé de nous entendre.

Ce qui n’était généralement pas connu à l’époque était que Jovan Raskovic, le fondateur du Parti démocratique serbe (SDP) et Karadzic étaient tous deux des psychiatres qui ont attisé la haine par la propagande raciste. En fait, Raskovic a admis dans une interview à la télévision en 1992: «Si je n’avais pas créé la tension émotionnelle parmi la population, rien ne serait arrivé.» [8] Slobodan Milosevic, le président, homme fort de la Serbie, était aussi un patient de Karadzic.

En septembre 1999, les membres du Conseil de l’Europe ont signé une résolution qui reconnaissait les psychiatres comme architectes de la campagne de nettoyage ethnique. La résolution a encouragé et a invité les membres du Conseil à «étudier les documents recherchés et rassemblés pas la branche française de la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme…» [9]

Le professeur Frank Schneider, président de l’Association allemande pour la psychiatrie, la psychothérapie et les psychosomatiques, aurait admis publiquement que, sous le national-socialisme, les psychiatres avaient contraint les patients à être «stérilisés, que les morts avaient été orchestrées et qu’ils ont été amenés à commettre des meurtres eux-mêmes. Les patients ont été utilisés comme cobayes pour une recherche injustifiable, recherche qui les a traumatisés ou mêmes tués».

Le professeur Frank Schneider, président de l’Association allemande pour la psychiatrie, la psychothérapie et les psychosomatiques, aurait admis publiquement que, sous le national-socialisme, les psychiatres avaient contraint les patients à être «stérilisés, que les morts avaient été orchestrées et qu’ils ont été amenés à commettre des meurtres eux-mêmes. Les patients ont été utilisés comme cobayes pour une recherche injustifiable, recherche qui les a traumatisés ou mêmes tués».

Dans cette recherche, il y avait des similarités avec le programme d’euthanasie des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Il se passera encore dix ans avant que le professeur Frank Schneider, président de l’Association allemande pour la psychiatrie, la psychothérapie et les psychosomatiques, admette publiquement que, sous le national-socialisme, les psychiatres avaient contraint les patients à être «stérilisés, que les morts avaient été orchestrées et qu’ils ont été amenés à commettre des meurtres eux-mêmes. Les patients ont été utilisés comme cobayes pour une recherche injustifiable, recherche qui les a traumatisés ou même tués». Plus tard, la psychiatrie, «ne se sentait plus d’obligation à l’égard des individus. Les psychiatres ont plutôt commis des abus et ont tué un grand nombre de gens au nom d’un soi-disant progrès, de la libération de toute une société de la charge de fournir du bien-être, de l’amélioration dans la composition génétique de toute une nation et, pour finir, de la délivrance de l’humanité de la misère.» [10]

Lors de l’arrestation de Karadzic en 2008, le psychiatre expert médico-légal Robert Kaplan de la Graduate School of Medicine, à l’université de Wollongong, en Australie, a confirmé dans le Sydney Morning Herald, ce que les recherches de la CCDH avaient mis au jour. Il a déclaré que Karadzic «a utilisé ses compétences pour planifier des tactiques de terreur pour le nettoyage ethnique» et «en tant que meurtrier génocidaire, Karadzic est un exemple extrême et peu commun du meurtrier médical, le phénomène des médecins qui tuent». «Les preuves mènent, dit-il, à un médecin qui a joué un rôle important dans son rôle génocidaire.» [11]

Karadzic a pratiqué la psychiatrie à l’hôpital du Kosovo jusqu’à ce qu’il devienne président de la Republika Srpska, une agence administrative en Bosnie-Herzégovine, en 1992, en amenant certains de ses infirmières et médecins avec lui. Il a obtenu son diplôme de médecine en 1971 et s’était spécialisé en psychiatrie. Comme l’a détaillé Kaplan, «Karadzic a surpris tout le monde quand il est apparu en tant que mandataire de Slobodan Milosevic, en utilisant la rhétorique nationaliste extrême d’un genre que l’on n’avait pas entendu en Europe depuis les nazis. Un nouveau terme est entré dans le vocabulaire: ʺnettoyage ethniqueʺ. Karadzic, un acteur essentiel dans la destruction, a mené le siège de Sarajevo, bombardant l’hôpital où il avait travaillé, tuant des collègues et des patients.» [12]

La CCDH espère que toute loi internationale découlant du procès concernant le nettoyage ethnique ordonné politiquement soit étendue à la législation nationale sur la politique de santé mentale. L’adjoint et porte-parole du secrétaire général Ban Ki-moon, Fanhan Haq, a déclaré aux journalistes que le jugement «communique un fort avertissement à tous ceux qui ont des postes à responsabilité, qui seront tenus pour responsables de leurs actes…» [13] Avec les règles du nettoyage ethnique émanant de la pensée psychiatrique et de l’euthanasie des personnes ayant des «troubles mentaux» (déjà approuvée aux Pays-Bas [14]), d’un point de vue des droits de l’Homme, il est nécessaire d’examiner de manière approfondie les règlements qui nuisent sous prétexte de prendre soin de la santé mentale.

La CCDH a également appelé à une plus grande mise en œuvre mondiale de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, qui fait également partie de la Charte internationale des droits de l’Homme [15] pour que les violations de l’article 5: «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants» [16] soient poursuivies en justice.

Références

[1] “PHR Welcomes Guilty Verdict Against Radovan Karadzic, Key Figure in Bosnia’s Genocide ,” Physicians for Human Rights, 24 Mar. 2016, Source

[2] “Radovan Karadzic convicted of genocide, gets 40 years,” The Chicago Sun, 24 March 2016, Source

[3] “Radovan Karadzic convicted of genocide, gets 40 years,” The Chicago Sun, 24 March 2016, Source; “Radovan Karadzic, a Bosnian Serb, Gets 40 Years Over Genocide and War Crimes,” The New York Times, 24 Mar. 2016, Source

[4] “Radovan Karadzic: From psychiatrist to ‘Butcher of Bosnia’,” CNN, 24 Mar. 2016, Source

[5] ‘Butcher of Bosnia’ Radovan Karadzic sentenced to 40 years in 1995 genocide,” Fox News, 24 Mar. 2016, Source

[6] “Radovan Karadzic, a Bosnian Serb, Gets 40 Years Over Genocide and War Crimes,” The New York Times, 24 Mar. 2016, Source

[7] “Radovan Karadzic convicted of genocide, gets 40 years,” The Chicago Sun, 24 March 2016, Source

[8] Cees J. Hamelick, Media and Conflict Escalating Evil, (Routelege, New York, 2016), p. 26, Source;  Dale C. Tatum, Genocide at the Dawn of the 21st CenturyRwanda,  Bosnia, Kosovo, and Darfur, (Palgrave Macmillan, New York, 2010), p. 80, Source

[9] “Human suffering and degradation Following Ethnic Cleansing,” Council of Europe Parliamentary Assembly, doc 8493 rev. 1 Sept. 1999, Source

[10] Professor Frank Schneider, “Psychiatry under National Socialism – Remembrance and Responsibility,” DGPPN, 2010, Source

[11] Robert Kaplan, MD, “When saving lives morphs into torture and killing,” The Sydney Morning Herald, 24 July 2014, Source

[12] Robert Kaplan, MD, “When saving lives morphs into torture and killing,” The Sydney Morning Herald, 24 July 2014, Source

[13] Source

[14] “Number of Dutch killed by euthanasia rises by 13 per cent,” The Telegraph (UK), 24 Sept. 2013, Source

[15] Source

[16] Source

 

Amnesty International
7 décembre 2015

électrochocAmnesty International Irlande a accueilli favorablement aujourd’hui l’amendement de la Loi sur la santé mentale de 2001 que le Dáil (Assemblée nationale irlandaise) a fait passer. Celui-ci stipule que la possibilité d'administrer aux patients contre leur gré la thérapie électro-convulsive (ECT), communément appelée traitement par électrochocs, a été supprimée.

L’amendement de la Loi sur la santé mentale, déposé à l’origine en 2008, supprime le terme «sans leur consentement» de l'article 59 de la loi de 2001, de sorte que l'ECT ​​ne peut plus être pratiquée auprès de «patients non volontaires» qui ont la capacité de discernement et qui refusent de tels traitements.

Colm O’Gorman, directeur exécutif d'Amnesty International Irlande, a déclaré: «l’ECT peut actuellement être imposée à des personnes contre leur volonté, même quand elles ont la capacité de discernement de refuser un tel traitement. Il est clair que, depuis de nombreuses années, c’est une préoccupation grave par rapport aux droits de l’homme. Donc, l'amendement d'aujourd'hui est très important.»

Cependant, Amnesty International Irlande met en garde sur le fait que la loi nécessite une réforme beaucoup plus large, en particulier concernant les dispositions relatives à la façon dont les gens peuvent être admis, détenus et traités dans un hôpital contre leur gré.

Colm O’Gorman a déclaré: «Ce n’est que l’une des nombreuses dispositions de la loi qui soulèvent des préoccupations relatives aux droits de l’Homme. Cela fait neuf mois que le rapport du Groupe d'experts, mis en place par le ministère de la Santé pour examiner la Loi, a été publié, faisant état de nombreuses recommandations pour la réforme. Légiférer est une question d’urgence pour protéger les droits des personnes ayant des problèmes de santé mentale, afin qu'elles puissent prendre des décisions concernant leur traitement. Nous devons prendre en considération non seulement la loi sur la santé mentale mais aussi le nouveau projet de loi sur la capacité de discernement pour qu’ils soient en conformité totale avec la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, si la dignité, les droits de l’Homme et l'autonomie des personnes ayant des problèmes de santé mentale doivent être pleinement protégés.»

 

Par CCHR International

Le 17 novembre 2015

UHS abus«Suicides de patients, camouflages de décès, falsification de dossiers et patients victimes d’agressions sexuelles sont quelques-uns des abus allégués dans les locaux de Universal Services Health, Inc. (UHS) où les autorités de l’Etat ou les centres d’assurance maladie et de couverture maladie universelle (CMS) américains ont fait des enquêtes.» Jan Eastgate, Présidente de CCHR International

 

The Philadelphia Inquirer fait état des enquêtes criminelles fédérales en cours dans environ 20 établissements psychiatriques appartenant à Universal Services Health (UHS), le plus grand fournisseur de santé comportementale en établissement du pays. Les autorités fédérales ont réclamé des documents aux établissements de UHS depuis 2012 alors qu’ils enquêtent sur des fraudes de facturation potentielles. En mars, la section des fraudes criminelles du Ministère de la justice américain a élargi son enquête pour y inclure le siège social de UHS en Pennsylvanie. [1]

Selon The Philadelphia Inquirer, UHS a fait 327 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans les neufs mois qui se sont terminés le 30 septembre 2015. Selon le Conseil de maîtrise des coûts des soins de santé de Pennsylvanie, UHS possède 4 des 5 meilleures installations de psychiatrie les plus rentables de Pennsylvanie, dont deux sont sous enquête fédérale (Le Roxbury Treatment Center et The Meadows).

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme internationale allègue que les bénéfices de la psychiatrie se font aux dépens de la sécurité des patients et a déposé des plaintes auprès des législateurs et des organismes étatiques et fédéraux contre les centres de santé comportementale de UHS, y compris ceux de Pennsylvanie. Jan Eastgate, présidente du groupe des droits à la santé mentale dit: «des suicides de patients, le camouflages de décès, la falsification de documents et des patients victimes d’agression sexuelle ne sont que quelques-uns des abus pratiqués dans des centres de santé comportmentale de UHS, dans lesquels les autorités de l’Etat et les centres d’assurance maladie et de couverture maladie universelle ont fait des enquêtes.»

CCDH a révélé qu’au moins trois membres du personnel des établissements psychiatriques d’UHS, au cours des dernières années, ont été reconnus coupables d’abus sexuels ou d’autres abus auprès des patients ou de maltraitance des enfants, deux purgeant au total une peine de prison de 35 ans.

Rock RiverRock River a fermé en avril 2015 après une enquête du Chicago Tribune et du Département des services à l’enfance et à la famille qui ont constaté que les adolescentes admises avaient subi des sévices graves lors de leurs séjours.

Rien que cette année, UHS a régulièrement fait les gros titres dans le secteur de la psychiatrie:

Le 12 novembre: The Patriot Ledgerin du Massachusetts a fait état des conclusions d’une enquête de l’État sur la mort d’une patiente de vingt ans à l’hôpital psychiatrique Pembroke de UHS au mois d’août de cette année, dont le résultat n’est pas encore annoncé. Un précédent article disait que Pembroke a signalé 7 décès de patients cette année. [2]

Le 6 novembre: UHS a rapporté que le Départment de l’action humanitaire de  Pennsylvanie avait exigé que sept de ses hôpitaux psychiatriques restituent 4 millions de dollars à l’Etat sur les paiments versés aux hôpitaux pour l’exercice 2011. UHS pourrait faire l’objet de mêmes demandes de remboursement pour la période 2012-2014 (potentiellement 16 millions de dollars au total.) [3]

Le 9 septembre: Une action en justice au nom des cinq plaignants a été déposée au tribunal du comté de Cook, dans l’Illinois, contre Rock River Academy de UHS, alléguant d’abus sexuels et de viol par le personnel. Un membre du personnel a affirmé qu’une jeune fille s’est vue «administrer intentionnellement des médicaments psychotropes dont on se servait pour la garder dans un état semi-conscient afin qu’elle puisse être plus facilement manipulée et abusée sexuellement.» [4]

TimberlawnLe 14 août 2015, le CMS a mis fin à son contrat avec Timberlawn Mental Health Service à Dallas, au Texas, en raison de l’inefficacité de l’hôpital à corriger les irrégularités qui avaient placé des patients en «danger immédiat».

Le 31 août: le CMS a mis fin au contrat du centre de santé mental Timberlawn de UHS, au Texas, en raison de lacunes non corrigées et de patients mis en péril. [5] Les inspecteurs du CMS ont découvert que des employés de Timberlawn avaient falsifié les dossiers pour éviter un examen minutieux du cas d’un patient ayant subi des préjudices. [6]

Le 31 juin: UHS a rapporté que le centre médical Texoma au Texas était confronté à la résilitation du CMS découlant de manquements aux conditions de participation. Texoma a conclu un accord d’amélioration avec le CMS, réduisant ainsi le risque d’une éventuelle fermeture en raison de la réduction des financements du CMS. [7]

Le 23 juin: les membres du Congrès, Joseph P. Kennedy III et Danny Davis, ont écrit conjointement au CMS lui demandant une mise à jour sur l’état de son enquête sur UHS. [8] Un communiqué de presse a déclaré qu’il y avait eu «des allégations troublantes de faute, de négligence et d’intimidation des employés» dans les locaux de UHS. En outre, «des rapports supplémentaires de revendications détaillées de violence, d’agressions sexuelles, de fugues de patients et du manque de personnel de sécurité dans les locaux de UHS dans l’Illinois et l’Ohio, ainsi que des efforts déployés par l’entreprise à menacer les employés qui dénoncent ces conditions.» [9]

Avril: Rock River Academy, dans l’Illinois, a fermé après que le Département des services à l’enfant et la famille (DCFS) a refusé d’y envoyer des enfants dans la section juvénile. Rock River avait le plus haut taux de jeunes manuellement maîtrisés par le personnel en 2014 parmi les 52 centres de traitenemt résidentiels contrôlés par le DCFS. [10]

CCDH a également découvert que des dizaines de psychiatres travaillant avec UHS ou dans leurs locaux sont parmi les 25 premiers prescripteurs de médicaments psychotropes.

Références:

[1] «Firm under federal probe owns 4 of 5 most profitable Paramental hospitals,» Philly com, 17 novembre 2015, http://www.philly.com/philly/business/20151117_Firm_under_federal_probe_ owns_4_of_5_most_profitable_Pa__mental_hospitals.html; “Feds widen fraud probe of Universal Health Services to include headquarters,” Healthcare Finance, 1er avril 2015, http://www.healthcarefinancenews.com/news/feds-widen-fraud-probe-universal-health-services-include-headquarters

[2] Chris Burrell, “State finishes investigation into death at Pembroke Hospital,” Patriot Ledger, 12 nov. 2015, http://www.patriotledger.com/article/20151112/NEWS/151117836; Chris Burwell, “State investigates death of patient at Pembroke Hospital,” Patriot Ledger, 18 Sept. 2015, http://www.patriotledger.com/article/20150918/NEWS/150915535

[3] Harold Brubaker “Pa wants Universal Health to return $4 million in Medicaid payments,” Philly com, 6 nov. 2015, http://articles.philly.com/2015-11-08/business/68091040_1_disproportionate-share-payments-uhs-hospitals

[4] Lorraine Bailey, “Severe Abuse Alleged at Illinois Home for Girls,” Courthouse News.com, 10 sept. 2015, http://www.courthousenews.com/2015/09/10/severe-abuse-alleged-at-illinois-home-for-girls.htm

[5] Timberlawn Mental Health System Sylvia Mathews Burwell

[6] Reese Dunklin, “Judge rules regulators can stop funding Timberlawn psychiatric hospital,” Dallas Morning News, 13 août 2015, http://www.dallasnews.com/news/metro/20150813-judge-rules-regulators-can-stop-funding-timberlawn-psychiatric-hospital.ece; Timberlawn Mental Health System v Sylvia Mathews Burwell, in her official capacity as Secretary, United States Department of Health and Human Services, in the United States District Court for the Northern District of Texas Dallas Division, Case No 3:15-CV-2556-M, 13 août 2015 Barbara MG Lynn, US District Judge Decision; http://www.healthcarefinancenews.com/news/timberlawn-mental-health-system-faces-closure-after-cms-finds-major-safety-problems

[7] UHS Inc, Securities Exchange Commission filing, 31 juin 2015.

[8]http://kennedy.house.gov/sites/kennedy.house.gov/files/06.23.15.UHS%20Letter.pdf;
http://www.chicagotribune.com/news/watchdog/rtc/ct-psychiatric-provider-investigation-watchdog-met-20150623-story.html

[9] “CONGRESSMAN KENNEDY PUSHES HHS ON INVESTIGATION INTO MENTAL HEALTH NETWORK,” Joe Kennedy Press Release, 23 juin 2015, https://kennedy.house.gov/media/press-releases/congressman-kennedy-pushes-hhs-on-investigation-into-mental-health-network

[10] “Center for troubled girls will close, cites decision by DCFS,” Chicago Tribune, 28 janv. 2015, http://www.chicagotribune.com/news/watchdog/rtc/chi-youth-treatment-rock-river-20150128-story.html

 

Par CCHR International
24 novembre 2015

médicaments psychiatriques

«Combien de temps encore faudra-t-il se demander pourquoi une enquête sérieuse n’est-elle pas correctement menée sur ce lien possible avec la violence psychotique?» – Christopher Brooker, journaliste

CNN, The Washington Post, The Boston Globe, The Independent et des centaines d’organes de presse signalent maintenant que «la guerre contre la drogue» a pris une tournure radicale, avec des combattants d’ISIS dopés avec une drogue stimulante connue sous le nom de Captagon (cousin pharmaceutique du médicament contre le TDAH Adderall). Captagon est la marque déposée du stimulant fenethylline qui contient de l’amphétamine et entre aussi pour 75% dans la composition de l’Adderall. [1] Il a été utilisé dans les années 1960 pour le traitement supposé du «TDAH» avant d’être interdit dans un certain nombre de pays. Comme le rapporte The Boston Globe, le Captagon est un «carburant toxique» qui crée des combattants «surhumains». Le médicament «produit rapidement une intensité euphorique chez les utilisateurs, permettant aux combattants de tenir debout pendant des jours, tuant en état de choc, avec une désinvolture irréfléchie.» [2]

Un article du 21 novembre, «Le chimiste: les drogues stimulantes qui relient ISIS aux Nazis», paru dans Haaretz, le premier site de langue anglaise au monde pour les nouvelles et l’analyse du Moyen-Orient, souligne: «ISIS est loin d’être le premier groupe meurtrier qui drogue ses combattants avant la bataille… Le Persan Hashashin l’a fait longtemps en arrière au XIe siècle, comme l’ont fait les pilotes kamikazes japonais, les milices africaines, les combattants tchétchènes et les soldats nazis.» [3]

Lorsque les agents des unités des forces spéciales françaises ont assailli la chambre d’hôtel du terroriste d’ISIS recherché, Salah Abdelsalam, en banlieue parisienne, la semaine dernière à Alfortville, ils auraient trouvé du Captagon, selon les nouvelles de Haaretz. [4] Comme d’autres amphétamines, il peut causer de l’euphorie, de la dépendance, réduire les inhibitions et, à des doses plus élevées, provoquer la psychose, la paranoïa et l’agression violente. [5]

captagon

Le Captagon aurait été retrouvé dans la chambre d’hôtel du terroriste d’ISIS recherché, Salah Abdelsalam, en banlieue parisienne, à  Alfortville la semaine dernière lorsque les agents des Forces spéciales françaises l’ont assaillie.

 

Les millions de dollars du commerce du Captagon sont une partie intégrante des marchés noirs du Moyen-Orient. [6] Un comprimé se vend illégalement de 5 à 20 dollars. [7]

CNN a déclaré qu’un jeune combattant de 19 ans, nommé Kareem, qui a dit combattre aux côtés d’ISIS depuis plus d’un an, a dit: «Ils nous ont donné des drogues, des comprimés hallucinogènes, qui vous font aller à la bataille sans vous soucier de vivre ou de mourir.» [8]

Un ancien membre de l’Armée syrienne libre déclara que, lorsqu’un officier a dit aux combattants de prendre de la drogue pour la première fois, «c’était comme si, face à dix personnes, on pouvait les attraper et les tuer.» [9]

Deux combattants d’ISIS capturés en Turquie ont déclaré qu’on leur avait donné du Captagon. L’un, Ali Daoud, 23 ans, a dit à un journal local: «Ça nous fait sentir grands, forts, comme si on regardait la bataille du dessus. On pensait que les tanks étaient des petits oiseaux que l’on pouvait détruire avec notre épée. Nous prenions la drogue seulement quand nous allions à la bataille, pour un effet maximum. [10]

Un autre a décrit comment «La peur n’existait plus après que j’aie pris du Captagon.» [11]

pervitin

Pendant la Seconde Guerre mondiale, on a fourni à l’armée allemande des  millions de comprimés de méthamphétamine sous le nom de Pervitin.

Comme Haaretz l’a rapporté, le problème des soldats drogués pour la bataille n’est pas rare: pendant la Seconde Guerre mondiale, on a fourni à l’armée allemande des millions de comprimés de méthamphétamine sous le nom de Pervitin. La substance augmentait la volonté de prendre des risques, tout en réduisant la sensibilité à la douleur, à la faim, à la soif et le besoin de sommeil. En 1939, le médicament a été testé sur 90 étudiants universitaires par un médecin militaire qui a conclu que la Pervitin pourrait aider les forces armées nazies à gagner la guerre. [12]

En fait, ce fut la société pharmaceutique allemande Degussa AG qui introduisit la fénéthylline (Captagon) en 1961 comme traitement du TDAH et son utilisation s’est répandue à travers le monde, selon des chercheurs de l’Université George Washington, dans un document de mai 2015 concernant une enquête sur le trafic du Captagon par les Milices de guerre syriennes. [13]

Degussa AG est aussi tristement célèbre pour l’invention et la fabrication du Zyklon B, utilisé pour gazer et assassiner des millions de personnes dans les chambres à gaz nazies. [14] (I. G. Farben, dont les dirigeants ont été jugés pour crimes de guerre, détenait le brevet pour le médicament et avait des actions chez Degussa.) [15]

Adderall, avec la même base d’amphétamine que le Captagon, a des effets indésirables qui incluent des hallucinations, de la manie, de l’agressivité, de l’hostilité et des épisodes psychotiques. [16] Le fabricant d’Adderall a dit à un tribunal que les épisodes psychotiques étaient un effet secondaire rare de cette classe de stimulants après que l’étudiant Ryan Ehlis, de l’Université du Nord Dakota, ait tiré et tué sa fille de cinq semaines en 1999, après avoir pris de l’Adderall pendant 10 jours. «Je ne me doutais de rien et n’avais pas la capacité de dire: “Qu’est-ce qui se passe avec moi?” ou “Cela n’a pas de sens, je n’y étais pas du tout”», a dit Ehlis. [17]

Une étude de PLOS ONE a fait ressortir que 25 drogues psychotropes étaient liées à la violence, dont l’homicide, les idées criminelles, l’agression physique, la violence physique ou des symptômes liés à la violence. Les amphétamines sont au quatrième rang des pilules liées à la violence dans cette liste. [18]

drogues psychiatriques et violence

Il y a plus de 22 avertissements d’agences internationales  de règlementation des médicaments concernant les drogues psychiatriques, citant des effets secondaires de manie, d’hostilité, de violence et même des idées criminelles.

Dans le monde, plus de 22 avertissements de la réglementation internationale des médicaments sur les drogues psychiatriques citent les effets secondaires de manie, d’hostilité, de violence et même d’idées criminelles, et des dizaines de fusillades et de tueries très connues sont liées à l’usage de drogues psychiatriques.

Au moins 35 fusillades dans les écoles et/ou des actes de violence liés à l’école ont été commis par ceux qui prennent ou qui sont en train de se désintoxiquer des médicaments psychiatriques et ont résulté en 169 blessés et 79 morts.

Il y a 25 autres actes de violence insensés commis par des individus qui prennent ou qui se désintoxiquent des médicaments psychiatriques qui ont résulté en 251 morts et 134 blessés, dont une autre tragédie qui a frappé la France, quand le pilote Andreas Lubitz a délibérément fait s’écraser un avion de la compagnie Germanwings dans une région montagneuse, éloignée, du sud de la France, tuant 150 personnes à bord. On a découvert qu’il prenait des médicaments contre la dépression, l’anxiété, les crises de panique, dont du lorazépam et un antidépresseur.

Avec les médias traditionnels qui parlent maintenant de la prescription de médicaments créant des «super soldats» qui contribuent à des actes de terrorisme, le problème des drogues psychiatriques et de leur lien avec la violence attesté par de nombreuses sources est enfin mentionné. Mais nous sommes loin des enquêtes gouvernementales qui sont obligatoires pour notre société de prescription de médicaments en pleine croissance.

Dans un article publié dans The Telegraph, intitulé, «Est-ce le lien caché derrière tous ces actes insensés de violence?», le Journaliste Christopher Brooker affirme, «Il est stupéfiant de voir à quel point beaucoup de ceux qui sont responsables de ces actes psychotiques de violence ont pris des médicaments psychotropes.» La question la plus pertinente de Brooker reste sans réponse: «Combien de temps faudra-t-il se demander pourquoi une enquête sérieuse n’est pas correctement menée sur ce lien possible avec la violence psychotique?»

C’est la question.

 

Références:

[1] http://www.smarternootropics.com/2014/01/captagon-the-smart-drug-fuelling-syrias-civil-war/.

[2] ”The tiny pill fueling Syria’s war and turning fighters into superhuman soldiers,” The Washington Post, 19 nov.2015, https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2015/11/19/the-tiny-pill-fueling-syrias-war-and-turning-fighters-into-super-human-soldiers/ ; “Powerful pill is called toxic fuel for fighters in Syrian war: Production high despite its ban in many nations,” The Boston Globe, 21 nov. 2015, https://www.bostonglobe.com/news/world/2015/11/21/the-tiny-pill-fueling-syria-war-and-turning-fighters-into-superhuman-soldiers/gLUkphVvyEN8Y5WzzowNhL/story.html.

[3] “Breaking Bad: The Stimulant Drugs That Link ISIS and the Nazis,”Harretz, 24 nov. 2015, http://www.haaretz.com/middle-east-news/.premium-1.687547.

[4] “Breaking Bad: The Stimulant Drugs That Link ISIS and the Nazis,”Harretz, 24 nov. 2015, http://www.haaretz.com/middle-east-news/.premium-1.687547.

[5] Will Nichols and Max Kravitz, “Soldiers of Abu Hilalain: An Investigation into Captagon Trafficking by Syrian War Militias and What It Means for U.S. Foreign Policy,” mai 2015, p. 21.

[6] “Syria’s Speed Freaks, Jihad Junkies, and Captagon Cartels,” Foreign Policy, 19 nov. 2015, http://foreignpolicy.com/2015/11/19/syria-isis-captagon-lebanon-assad/

[7] ”The tiny pill fueling Syria’s war and turning fighters into superhuman soldiers,” The Washington Post, 19 nov. 2015, https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2015/11/19/the-tiny-pill-fueling-syrias-war-and-turning-fighters-into-super-human-soldiers/.

[8] “Syria Fighters may be fueled by amphetamines,” CNN, 20 nov. 2015, http://www.cnn.com/2015/11/20/world/syria-fighters-amphetamine/.

[9] “Syria’s Speed Freaks, Jihad Junkies, and Captagon Cartels,” Foreign Policy, 19 nov. 2015, http://foreignpolicy.com/2015/11/19/syria-isis-captagon-lebanon-assad/

[10] “Breaking Bad: The Stimulant Drugs That Link ISIS and the Nazis,”Haaretz, 23 nov. 2015, http://www.haaretz.com/middle-east-news/.premium-1.687547

[11] ”The tiny pill fueling Syria’s war and turning fighters into superhuman soldiers,” The Washington Post, 19 nov. 2015, https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2015/11/19/the-tiny-pill-fueling-syrias-war-and-turning-fighters-into-super-human-soldiers/

[12] Andreas Ulrich, “The Nazi Death Machine: Hitler’s Drugged Soldiers,” Speigel online, 6 mai 2015, http://www.spiegel.de/international/the-nazi-death-machine-hitler-s-drugged-soldiers-a-354606.html

[13]  Will Nichols and Max Kravitz, “Soldiers of Abu Hilalain: An Investigation into Captagon Trafficking by Syrian War Militias and What It Means for U.S. Foreign Policy,” mai 2015,  p. 19.

[14] http://www.smarternootropics.com/2014/01/captagon-the-smart-drug-fuelling-syrias-civil-war/

[15] http://www.bibliotecapleyades.net/sociopolitica/sociopol_igfarben08.htm

[16] http://www.drugs.com/adderall.html

[17] “Out of Control: Enough Warning,” 48 Hours (CBS), nov. 2007, http://www.cbsnews.com/news/out-of-control-enough-warning/; “Prescription: concentration. The number of prescriptions for Adderall is rising, as is the number of students using the drug for academic and recreational purposes,” Oregon Daily Emerald, 2 mai 2005 ; “Man who Shot Child Sues Drug Company,” Herald, 23 sept. 2000.

[18] Thomas J. Moore, Joseph Glenmullen, Curt D. Furberg, “Prescription Drugs Associated with Reports of Violence Towards Others,” PLOS One, 14 déc. 2010, DOI: 10.1371/journal. Pone: 0015337, http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0015337.