La CCDH révèle les atteintes aux droits de l’homme dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale.

 

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La presse s’est récemment fait l’écho du drame qui s’est produit dans une prison zurichoise où une mère infanticide s’est suicidée.

On apprend que les cas sont de plus en fréquents. 51 personnes se seraient suicidées en détention préventive entre 2003 et 2013.

Le débat s’ouvre à nouveau sur les conditions de détention, mais qu’en est-il du suivi psychiatrique et des traitements médicamenteux prescrits aux détenus?

Dans le canton de Genève par exemple, on sait que 35% à 45% des détenus consomment des psychotropes.

Cette maman venait de sortir de l’hôpital psychiatrique. En prison, elle prenait encore des psychotropes. Quels en ont été les effets?

De nombreuses mises en garde officielles dénoncent les effets secondaires graves des médicaments psychiatriques sur un plan international. Parmi eux, on trouve notamment: anxiété, agitation, troubles sanguins, hallucinations, hostilité, dépression psychotique, myocardite fatale, crise cardiaque, psychose, atteinte hépatique grave, diabète, crises d’épilepsie, suicide, violence et mort.

Dans le livre de Georges-Alexandre Imbert «Crimes sous tranquillisants», le Dr Véronique Vasseur révèle que plus de la moitié des détenus en France sont abrutis de tranquillisants et de somnifères donnés copieusement par le service psychiatrique sous le regard bienveillant de l’administration pénitentiaire. Elle dit aussi: «Lorsqu’on a des prisons indignes, le meilleur remède pour éviter la colère collective et garder son établissement dans une relative quiétude est de laisser circuler massivement du shit et des psychotropes.»

Le taux de suicide dans les prisons françaises est le plus fort en Europe et la plupart des détenus qui se suicident ou tentent de le faire sont suivis en psychiatrie.

Tout détenu a sa part de responsabilité par rapport à l’acte criminel commis, mais au vu des effets dévastateurs des traitements psychiatriques, ne serait-il pas temps de remettre en question ces traitements psychiatriques et rendre aussi responsables les prescripteurs?

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Juin 2015 - Le 24 Heures a récemment publié un article relatant la mésaventure d’une dame internée de force à l’hôpital psychiatrique de Prangins

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L’histoire de Mme Zarini confirme encore une fois de plus comment la psychiatrie interne de manière abusive. Heureusement, sa fille était là pour intervenir. Félicitons cette personne courageuse. Mais qu’en est-il de ceux qui sont seuls, qui n’ont plus de famille et qui ne sauraient comment se défendre s’ils venaient à vivre la même histoire? Pensons par exemple aux personnes âgées.

Par ailleurs, combien de patients font des allers-retour entre l’EMS et l’hôpital psychiatrique? Sans compter la surmédication à laquelle sont soumis nombre de pensionnaires. Les effets secondaires de certains psychotropes peuvent même conduire à des internements, ce qui est rarement révélé.

Et qu’en est-il aussi des coûts?

A l’heure où les coûts de la santé et les primes d’assurance-maladie explosent... Si l’internement de Mme Zarini n’était pas justifié, il est à espérer que sa caisse-maladie ne couvre pas les frais ou qu’elle se fasse rembourser au cas où elle aurait payé la facture.

Il devrait d’ailleurs en être de même pour tous les internements abusifs.

De plus, les assurances devraient se pencher sur les internements répétés. Bien qu’on dise que les séjours en hôpital psychiatrique sont maintenant plus courts, on est néanmoins confronté à des internements consécutifs pour de nombreux patients, ce qui fini par coûter tout aussi cher.

Des contrôles réguliers auprès des patients ou de leur famille permettraient d’éviter de sérieux abus.

 

Lire l’article de 24 Heures

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme réunira près de 1000 personnes à Paris pour une marche contre les abus psychiatriques le samedi 27 juin 2015. Les manifestants protesteront contre les internements de force, les traitements dégradants, les dépistages des enfants et la mise sous camisole chimique de la population.

La marche débutera à 13h Gare Montparnasse pour se terminer à 15h sur la Place Saint-Michel. La présidente de la CCDH Mylène Escudier exposera la situation actuelle de la psychiatrie en France, et l’économiste de renommée internationale Jean-Louis Caccomo témoignera de l’utilisation de la psychiatrie à des fins répressives.

Contact presse: Mylène Escudier au 06 67 56 88 04 ou 01 40 01 09 70.

 

Alors que la France est l’un des pays les plus psychiatrisés d’Europe avec un taux de consommation de psychotropes par habitant très élevé et des internements sous contrainte qui ne cessent d’augmenter, certains psychiatres et associations de patients financés par les laboratoires pharmaceutiques font un lobbying intensif auprès des parlementaires et du gouvernement pour organiser un dépistage systématique des troubles mentaux dans les écoles et la mise sous camisole chimique des enfants.

L’association Hypersupers TDAH France (Trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité) financée par le laboratoire Shire, laboratoire qui commercialise le Quasym (l’équivalent de la Ritaline) a demandé à la plus haute instance de santé, la Haute Autorité de Santé, de réaliser un rapport sur l’hyperactivité des enfants. Pour le plus grand profit des labos, cette étude ouvre la voie à un plus large dépistage de cette pseudo-maladie et donc à davantage de prescriptions de Ritaline, une drogue susceptible de détruire nos enfants.

La CCDH rappelle que plus de 76000 internements sous contrainte ont lieu chaque année. Tous les jours, ce sont 200 Français qui sont privés de leur libertés les plus fondamentales pour être enfermés dans les hôpitaux psychiatriques. Des traitements dégradants et inhumains y sont pratiqués tous les jours: contention, enfermement dans des chambres d’isolement, interdiction de sortie ou de visite de la famille, séances d’électrochocs, etc.

Et à quel coût? En 1 an: 21 millions de journées d’hospitalisations en hôpital psychiatrique ont été comptabilisées, totalisant un coût pour le contribuable de 9,5 milliards d’euros. Les remboursements effectués par l’Assurance maladie pour des traitements psychiatriques atteignent 13 milliards d’euros par an.

Ces «traitements» sont subis par des milliers d’innocents chaque jour. La CCDH aide des milliers de victimes d’internements abusifs. Une histoire ou plutôt le combat d’un homme au courage incommensurable nous a particulièrement touchés, celui de Jean-Louis Caccomo.

Jean-Louis Caccomo est Docteur en sciences économiques et actuellement maître de conférences à l’université de Perpignan. Auteur de nombreux ouvrages sur l’économie, il est un brillant économiste reconnu internationalement. Du jour au lendemain, il s’est retrouvé interné sous contrainte en psychiatrie, et ce, en toute illégalité, par le directeur de l’université dans laquelle il travaille. Il manifestera avec la CCDH et témoignera de son expérience.

Pour plus d’information, venez rencontrer les manifestants le 27 juin, ou contactez la Présidente de l’association au 01 40 01 09 70 ou à ccdh@wanadoo.fr

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Lausanne, samedi 5 juin – Un stand d’information pour raconter et dédramatiser la maladie qu’est la schizophrénie ne pouvait passer inaperçu au marché.

Des dépliants étaient proposés gratuitement, dont un réalisé par une grande firme pharmaceutique!

On nous parle de maladie, mais quelle preuve?

Le Dr Thomas Szasz, professeur de psychiatrie a déclaré: «la schizophrénie est définie de façon si vague qu’en réalité, ce terme est souvent appliqué à presque tout type de comportement désapprouvé par celui qui emploie ce terme».

De plus, les propositions de traitement par les psychiatres consistent principalement à prescrire des psychotropes, dont les effets sont pour la plupart dévastateurs. Certains peuvent même conduire au suicide ou alors provoquer un état «schizophrène», entraînant le risque de faux diagnostic de schizophrénie.

la schizophrénie - une maladie qui rapporteIl existe pourtant des méthodes efficaces pour détecter et traiter les causes sous-jacentes aux problèmes de comportement. Par exemple, des troubles apparemment «mentaux» sont bien souvent la manifestation d’une maladie ou d’une condition physique non diagnostiquée. Ce sont les conclusions de maintes études médicales effectuées sur de nombreux cas.

William H. Philipott, ancien psychiatre maintenant spécialiste des allergies du cerveau d’origine alimentaire, rapporte: «les symptômes d’une déficience en vitamine B12 vont de la difficulté à se concentrer à une dépression  stuporeuse, à une grave agitation ou à des hallucinations».

Des preuves confirment que certaines substances nutritives peuvent interrompre des réactions névrotiques ou psychotiques et que le résultat peut être instantané. On pourrait citer bien d’autres exemples.

La CCDH a édité une brochure: Schizophrénie – une maladie qui rapporte à la psychiatrie. Elle peut être obtenue gratuitement en appelant le 021 646 62 26

Visitez également: Schizophrénie – une «maladie» qui rapporte à la psychiatrie

Consulter la brochure

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​La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme alerte les autorités et parlementaires du Jura sur les traitements abusifs subis par un patient de l’hôpital psychiatrique Saint-Ylie à Dole, Dimitri Fargette. La mère de Dimitri, ses frères ainsi que de nombreux amis et membres de la famille, ont manifesté jeudi 21 mai devant la Préfecture de Lons-le-Saunier pour contester la mesure illégale et arbitraire dont fait l’objet Dimitri et pour révéler au grand public la brutalité et l’inhumanité des méthodes psychiatriques utilisées dans cet établissement.

Je suis DimitriDimitri est un handicapé mental depuis sa naissance. Faute de place dans un établissement adapté, il s’est retrouvé interné en psychiatrie. Sa famille a toujours été très présente en lui rendant visite à l’hôpital et en l’accueillant régulièrement au domicile familial.

Constatant l’état de leur fils se dégrader à cause des nombreux psychotropes administrés et des mesures de contention, la famille a demandé à plusieurs reprises à l’équipe médicale de faire le nécessaire pour que l’état de santé de leur enfant cesse de s’aggraver.

Au lieu de prendre en considération les demandes de la famille, l’hôpital a menacé la mère de Dimitri qui est aussi sa tutrice que, si elle ne cessait pas de dénoncer les abus et mauvais traitements subis par Dimitri, tout serait mis en œuvre pour lui retirer la tutelle.

L’hôpital a transformé la mesure de soins sous contrainte en hospitalisation d’office (décidée par le Préfet) de façon à ce que la famille n’ait plus son mot à dire.

Les autorisations de sortie de Dimitri pour les week-ends ont été supprimées du jour au lendemain. Un des frères n’a plus eu le droit de visiter Dimitri à l’hôpital, la mère s’est vu interdire à plusieurs reprises de voir son fils.

La famille a décidé de dénoncer haut et fort ce qu’il se passe dans l’hôpital psychiatrique de Dole et comment les patients y subissent des traitements inhumains et dégradants.

Le 16 mai, elle a diffusé une vidéo sur la page Facebook «Nico Fargette» dans laquelle on voit Dimitri attaché sur son lit. Cette vidéo a été vue près de 30000 fois en seulement 4 jours. De nombreux internautes soutiennent le combat de cette famille au courage sans faille.

Des photos montrant les contusions et meurtrissures causées par les ceintures de contusion ont aussi été publiées.

Le 18 mai, le directeur de l’hôpital, Monsieur Juillet, a envoyé un courrier à la maman de Dimitri lui ordonnant de supprimer sans délai cette vidéo en la menaçant de saisir le Juge pour lui retirer la tutelle de son fils...

Les mauvais traitements persistant, l’état de santé de Dimitri s’aggravant et les menaces de l’hôpital devenant de plus en plus coercitives, la famille a manifesté jeudi 21 mai à 14 heures devant la Préfecture pour dénoncer les traitements inhumains et dégradants commis à l’hôpital psychiatrique de Dole.

Plus de 400 personnes sont internées sous contrainte chaque année au CHS de Dole. La CCDH demande à qu’une enquête soit lancée par l’Agence Régionale de Santé, alerte les parlementaires et pouvoirs publiques sur cette situation particulièrement inquiétante.

Pour plus d’information, visitez leur page Facebook sur laquelle vous pourrez lire le courrier du directeur de l’hôpital adressé à Madame Fargette, voir les photos des contusions et la vidéo de sa contention.

Vous pouvez vous rendre sur le site de France 3 qui a diffusé un reportage à propos de leur combat et lire l’article de presse publié dans La Voix du Jura.

Source: ccdh.fr

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«Andreas Lubitz, co-pilote de Germanwings qui a délibérément provoqué le crash du vol 9525 dans les Alpes françaises, tuant les 150 personnes à bord, avait été pendant 18 mois sous traitement psychiatrique. C’est ce qu’a rapporté le journal Bild vendredi dernier, citant des sources anonymes au sein de Lufthansa, compagnie mère de Germawings. Le pilote avait souffert d’une “grave dépression” en 2009.»

«Andreas Lubitz, co-pilote de Germanwings qui a délibérément provoqué le crash du vol 9525 dans les Alpes françaises, tuant les 150 personnes à bord, avait été pendant 18 mois sous traitement psychiatrique. C’est ce qu’a rapporté le journal Bild vendredi dernier, citant des sources anonymes au sein de Lufthansa, compagnie mère de Germawings. Le pilote avait souffert d’une “grave dépression” en 2009.»

Par CCDH International – 27 mars 2015

De nombreux rapports publiés récemment révèlent qu’Andreas Lubitz, co-pilote de Germanwings qui a délibérément crashé le vol 9525 dans les Alpes françaises, tuant les 150 personnes à bord, avait été sous traitement psychiatrique.

Ce dont les médias ne parlent pas, c’est du fait qu’il était probablement sous l’influence d’antidépresseurs connus pour causer des effets tels que dépersonnalisation, manie, psychose et même idées d’homicide, étant donné qu’il avait été sous traitement psychiatrique pendant plus de 18 mois. De plus, Lubitz ne serait pas le premier pilote de vols commerciaux à avoir provoqué intentionnellement le crash d’un avion alors qu’il était sous l’influence de psychotropes. En 2010, le National Transportation Safety Board (NTSB) a publié un rapport sur la cause probable du crash d’un avion à Mount Airy en 2008, où tout le monde à bord avait été tué. Les tests de toxicologie avaient révélé que l’on avait retrouvé du Zoloft, un antidépresseur, dans son organisme. Selon ce rapport, des officiels ont déclaré que le pilote «avait un comportement non professionnel» et que l’enregistrement de la voix dans le cockpit indiquait que le pilote chantait «Sauve ma vie, je descends pour la dernière fois» peu avant le crash de l’avion.

Les faits qui ressortent concernant le traitement de Lubitz:

Russia Today (RT) rapporte: «Citant des sources anonymes au sein de la Lufthansa, compagnie mère de Germanwings, Bild (un journal allemand) a rapporté vendredi que Lubitz avait eu un traitement psychiatrique pendant 18 mois. Le pilote avait souffert d’une “grave dépression” en 2009».

Selon Reuters, «Le pilote qui semble avoir délibérément provoqué le crash d’un avion transportant 149 autres personnes dans les Alpes françaises, avait reçu un traitement psychiatrique pour “un épisode grave de dépression”. […] Citant quelques documents internes et les sources de Lufthansa, le Bild a rapporté que Lubitz avait été en traitement psychiatrique durant une année et demie.»

Un rapport de la Federal Aviation Administration de 2007 a révélé que, dans les 61 crash d’avions entre 1990 et 2001, “l’état psychologique du pilote ou le recours à des ISRS avait été désigné comme étant la cause probable ou un facteur contributif dans 31% (19/61) des accidents”.

The Guardian rapporte que «les enquêteurs qui ont effectué des recherches dans l’appartement du co-pilote du vol de Germanwings à Düsseldorf, qui s’est écrasé mardi dans les Alpes françaises, ont découvert la preuve qu’il avait caché une maladie à ses employeurs. C’est ce qu’ont déclaré les procureurs vendredi. La preuve était une ordonnance du médecin déchirée, qui l’avait mis en arrêt de travail le jour du crash. “Les documents médicaux trouvés indiquaient qu’il était malade et qu’il suivait un traitement médical”, ont signalé les procureurs dans leur déclaration.

Mirror a déclaré que «le co-pilote meurtrier, Andreas Lubitz, 27 ans, avait été soigné à l’hôpital deux semaines avant le crash de l’avion qui a tué 150 personnes. Il s’était rendu dans une clinique universitaire de Düsseldorf en février et en mars. La plus récente visite date du 10 mars, exactement deux semaines avant qu’il dirige l’Airbus A320 de Germanwings vers son issue fatale. L’hôpital a déclaré que Lubitz était venu pour faire une “évaluation diagnostique" mais avait insisté sur le fait qu’il n’était pas traité pour dépression. […] Ils ont confirmé qu’il souffrait d’une maladie grave qu’il avait cachée à Germanwings, son employeur. D’après certaines sources, un des certificats médicaux a été signé par un neurologue ou un psychologue de la région.

Les règlements de la Lufthansa, compagnie mère de Germanwings, concernant la consommation de psychotropes ne sont pas connus. Mais aux Etats-Unis, selon un règlement institué en 2008, la Federal Administration Aviation (FAA) autorise les pilotes à consommer des antidépresseurs, et ce, malgré les 134 mises en garde émises par 11 pays différents – notamment le Royaume-Uni, le Canada, le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Irlande, la Russie, l’Italie et l’Allemagne – en raison des idées suicidaires qu’ils peuvent provoquer.

Etant donné le nombre croissant de catastrophes aériennes incompréhensibles qui se produisent apparemment sans raison, on peut commencer à se poser la question de la consommation des antidépresseurs, d’autant plus qu’un rapport de la FAA de 2007 a révélé que, sur les 61 crash d’avions entre 1990 et 2001, «l’état psychologique du pilote et/ou l’utilisation des ISRS avait été signalé comme étant la cause probable ou un des facteurs importants dans 31% (19/61) des accidents».

Soit Lubitz prenait des médicaments psychiatriques, soit il était en train de s’en sevrer. Le fait est que, dans les deux cas, il y a suffisamment de preuves pour montrer qu’on devrait interdire aux pilotes commerciaux de consommer des antidépresseurs ou des psychotropes.

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COMMUNIQUÉ

 

Genève - Le Comité de l’ONU critique la situation en Suisse en ce qui concerne la prescription excessive de psychostimulants, en particulier le méthylphénidate aux enfants. Les recommandations du Comité de l’ONU sont en flagrante contradiction avec le message du Conseil fédéral du 19 novembre 2014, dans lequel ce dernier déclare que la prescription de ritaline «ne nécessite pas d’encadrement supplémentaire».

© djedzura, dollar photo club

© djedzura, dollar photo club

Le rapport du Comité de l’ONU du 4 février 2015 déclare ce qui suit:

«Le Comité est préoccupé par les diagnostics excessifs du trouble du déficit d'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) et l'augmentation qui a suivi dans la prescription de psychostimulants aux enfants, en particulier le méthylphénidate, malgré les preuves de plus en plus fréquentes des effets nocifs de ces médicaments.

Il est également préoccupé par les rapports d’enfants menacés d'expulsion de l'école si les parents n’acceptent pas le traitement par des médicaments psychostimulants.

Le Comité recommande au gouvernement:

a) d’effectuer des recherches sur les approches non médicamenteuses pour le diagnostic et le traitement du TDA/H;

(b) de veiller à ce que les autorités sanitaires compétentes déterminent les causes profondes de l'inattention en classe et améliorent le diagnostic des troubles de santé mentale chez les enfants;

(c) de renforcer le soutien aux familles, y compris l'accès à un soutien psychologique et un soutien affectif, et de s’assurer que les enfants, les parents, les enseignants et autres professionnels qui travaillent avec et pour les enfants aient accès à une information adéquate sur le TDA/H; et

(d) de prendre les mesures nécessaires pour empêcher toute pression exercée sur les enfants et les parents pour qu’ils acceptent le traitement par des médicaments psychostimulants.»

La Suisse est membre de la Convention des droits de l’enfant de l’ONU et s’est engagée à respecter les points de cette convention et à suivre les recommandations du Comité.

Or, les recommandations du Comité de l’ONU vont à l’encontre du message officiel du Conseil Fédéral du 19 novembre 2014, dans lequel il déclare que la prescription de ritaline «ne nécessite pas d’encadrement supplémentaire», se fondant sur une étude non publiée à ce jour.

La question qui se pose est: qui a effectué cette étude? Comment se fait-il qu’elle n’a pas été publiée? Que dit cette étude par exemple quant au fait qu’il y a cinq fois moins de prescriptions de ritaline dans la Suisse italienne?

 

Qu’est-ce que la CCDH ?

La CCDH enquête sur les violations des droits de l’Homme perpétrées par la psychiatrie et les dénonce. Elle a été co-fondée en 1969 par l’Eglise de Scientologie et feu le docteur Thomas Szasz, professeur honoraire en psychiatrie.

Elle dispose de plus de 250 bureaux dans plus de 34 pays. Font partie de la commission, des médecins et autres spécialistes, des artistes, des avocats et des représentants des droits de l'Homme, qui apportent tous leur soutien et leurs conseils en fonction de leur spécialisation professionnelle.

Vous trouvez d’autres informations sous: www.ccdh.ch (Suisse) – www.cchr.org

Pour toute information:

Contactez la CCDH au 021 646 62 26

E-mail: cchrlausanne@gmail.com

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Par Kelly Patricia O’Meara
10 novembre 2014

Robin Williams

Si on en croit la presse, les résultats de l'autopsie de l'acteur et comédien bien-aimé Robin Williams, qui s’est tragiquement suicidé il y a environ trois mois, montreraient qu’aucune drogue n’a été trouvée dans son organisme au moment de sa mort, comme en témoignent les gros titres de USA Today, NBC News, la BBC et d'autres médias. Ceux-ci ont en effet affirmé que «ni alcool ni drogue» n’avaient été trouvés. Aucune affirmation ne saurait être plus fausse.

Le rapport du médecin légiste déclare qu’un antidépresseur était dans l’organisme de Williams au moment de sa mort: la mirtazapine (aussi connue sous le nom de Remeron). Or ce médicament fait l’objet de 10 avertissements émis par des agences de réglementation des médicaments du fait qu’il provoque des idées suicidaires.

Selon les résultats de l'autopsie, Williams était non seulement sous l'influence d’antidépresseurs, mais on a aussi trouvé sur les lieux du suicide un puissant antipsychotique, le Seroquel, que Williams semble avoir pris peu avant. En effet, alors que les tests de toxicologie se sont apparemment avérés négatifs pour le Seroquel, le fait demeure qu’il manquait huit comprimés dans une bouteille de Seroquel prescrite à Williams le 4 août, soit seulement sept jours avant son suicide. Or, la notice du Seroquel conseille de prendre un comprimé par jour en cas de besoin. Il faut savoir que les effets secondaires associés au Seroquel sont notamment les suivants: psychose, réactions paranoïdes, délires, dépersonnalisation et tentatives de suicide.

Dès lors, la question qui doit être posée est pourquoi la presse continue-t-elle de promouvoir l'idée qu’aucune drogue n’a été trouvée dans l’organisme de Williams? A quel moment les médicaments psychiatriques, qui ont des effets secondaires rivalisant avec ceux de l'héroïne ou du crack, ont-ils cessé d'être appelés des drogues? Et pour ceux qui ont « mentionné » dans la presse qu’on avait constaté la présence d’antidépresseurs dans le corps de Williams, ce constat semble mettre en avant le fait que «les concentrations thérapeutiques» des médicaments psychiatriques «avaient amélioré sa condition et l'avaient gardé actif jusqu'à sa la mort».

Il s’agit là d’une vision très trompeuse des événements qui ont mené au tragique suicide de Williams, surtout si l’on considère qu’il recevait un «traitement» de santé mentale et qu’il était en plus sous la surveillance d'un psychiatre, n’abusait pas de drogues illégales et n’avait pas «rechuté».

Les faits concernant les antidépresseurs sont les suivants:

  • Les rapports d’effets indésirables de médicaments du service Medwatch de lpa FDA font état de 470’000 effets indésirables de médicaments psychiatriques entre 2004 et 2012. La FDA admet que seul 1% des effets secondaires lui sont communiqués, de sorte que le nombre réel d'effets secondaires est assurément beaucoup plus élevé.
  • La mirtazapine (aussi connue sous le nom de Remeron) a été assortie d’un avertissement «black box» de la FDA, car elle peut provoquer des suicides.
  • Il y a dix avertissements relatifs au suicide associés à la mirtazapine; le suicide est l’un des deux plus fréquents effets secondaires signalés à la FDA pour cet antidépresseur.
  • Medwatch, le système de la FDA à qui sont envoyés les rapports d'événements indésirables liés à des médicaments, a enregistré 411 rapports de suicides ou de tentatives de suicides liés à l'antidépresseur mirtazapine (et la FDA estime que seul 1% d'effets secondaires lui sont rapportés).
  • 90’000 visites aux urgences sont attribuées aux médicaments psychiatriques chaque année aux Etats-Unis.
  • 23’755 suicides sont attribués aux médicaments psychiatriques chaque année, rien qu’aux Etats-Unis.
  • Parmi les effets secondaires d’antidépresseurs documentés par les agences internationales de régulation des médicaments, on peut mentionner, en plus des pensées suicidaires, les effets suivants: hallucinations, délires, aggravation de la dépression, dépersonnalisation, manie, psychose et automutilation.

Compte tenu de ces données, on ne peut que se demander pourquoi l'usage de drogues psychiatriques par Williams a effectivement été ignoré par les organisations qui ont rapporté l’évènement. Un examen attentif révèle en effet une tout autre histoire tragique.

Ce qu’on a trouvé dans l’organisme de Williams, ce sont des médicaments psychiatriques ayant des effets secondaires, qui rivalisent non seulement avec les drogues illicites, mais sont aussi assortis d’un avertissement «black box» de la FDA (avertissement le plus sérieux de cette agence fédérale) du fait qu’ils augmentent les pensées suicidaires.

Le fait est que les pensées suicidaires figurent parmi les effets secondaires possibles pour deux des médicaments qui avaient été prescrits à Williams, à savoir le Seroquel (qu’il semble avoir pris dans la semaine précédant son suicide) et l'antidépresseur qui était encore dans son organisme au moment de son suicide. En outre, si l’on considère que le système Medwatch de la FDA a enregistré 411 suicides et tentatives de suicide liés à l'antidépresseur mirtazapine (et que la FDA estime à 1% les effets secondaires qui lui sont communiqués), il apparaît encore plus étrange que la presse mondiale ignore même la possibilité que ces médicaments pourraient être impliqués dans le suicide de Williams.

La mort du comédien bien-aimé est une grande perte, mais la tragédie est encore aggravée par la presse traditionnelle qui occulte le lien sérieux et bien connu entre le suicide et les médicaments psychiatriques que Williams prenait. Si seulement il avait repris dans sa vie personnelle les sentiments de l'un de ses meilleurs rôles dans le film L’Eveil: «L'esprit humain est plus puissant que n’importe quelle drogue, et c’est ce qui doit être nourri: avec le travail, le jeu, l'amitié, la famille. Ce sont-là les choses qui comptent.»

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EPSM Val de Lys - Artois6 mois de prison avec sursis et une interdiction définitive d'exercer ont été requis contre un infirmier psychiatrique violent. Les faits se sont produits en août 2012 à l'EPSM de Val de Lys Artois (Etablissement Public de Santé Mentale). A quelques jours d’intervalle, l'homme a porté des coups à certains patients. La direction de l'hôpital a suspendu ses fonctions et a alerté le Procureur de la République et l'Agence Régionale de Santé. Le jugement est maintenant en délibéré.

La loi votée en septembre 2013 demande à ce que des visites de contrôle soient effectuées au moins une fois par an par le Procureur de la République, le Préfet, le Président du TGI et le Maire, afin de s'assurer que les procédures soient respectées et que la dignité des patients soit préservée.

Or à l'EPSM de Val de Lys Artois, hormis le Procureur de la République qui visite l'établissement chaque année, le Préfet et le Président de TGI n'ont effectué aucune visite entre 2007 et 2012 (derniers chiffres obtenus).

On constate donc un véritable manque de contrôle à l'EPSM de Val de Lys Artois. Mais qu'en est-il des autres établissements en France ?

Au niveau national pour l'année 2012, 94% des hôpitaux accueillant des personnes hospitalisées sous contrainte n'ont reçu aucune visite de contrôle de la part des Préfets, 78% d'entre eux n'ont reçu aucune visite de la part du Président de TGI, et 43% d'entre eux n'ont reçu aucune visite de la part du Procureur.

Cet inquiétant constat montre clairement que la loi n'est pas respectée en psychiatrie et que les contrôles manquent dans la plupart des hôpitaux, laissant la porte ouverte à tout type d'abus.

Les précédents rapports du Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté dénonçaient par exemple l'utilisation abusive et punitive de la camisole chimique et des chambres d'isolement. Les hôpitaux psychiatriques doivent être mieux contrôlés pour que les abus cessent.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme est une association existant depuis 40 ans en France pour dénoncer les dérives psychiatriques. Elle reçoit chaque semaine des témoignages de victimes et de familles sur ces abus.

Pour plus d'informations, visitez le site internet de la CCDH www.ccdh.fr, ou contactez-nous par téléphone au 01 40 01 09 70 ou par email à ccdh@wanadoo.fr.

La CCDH

Source: www.ccdh.fr

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