Internements forcés, trop d’abus!

Juin 2015 - Le 24 Heures a récemment publié un article relatant la mésaventure d’une dame internée de force à l’hôpital psychiatrique de Prangins

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L’histoire de Mme Zarini confirme encore une fois de plus comment la psychiatrie interne de manière abusive. Heureusement, sa fille était là pour intervenir. Félicitons cette personne courageuse. Mais qu’en est-il de ceux qui sont seuls, qui n’ont plus de famille et qui ne sauraient comment se défendre s’ils venaient à vivre la même histoire? Pensons par exemple aux personnes âgées.

Par ailleurs, combien de patients font des allers-retour entre l’EMS et l’hôpital psychiatrique? Sans compter la surmédication à laquelle sont soumis nombre de pensionnaires. Les effets secondaires de certains psychotropes peuvent même conduire à des internements, ce qui est rarement révélé.

Et qu’en est-il aussi des coûts?

A l’heure où les coûts de la santé et les primes d’assurance-maladie explosent... Si l’internement de Mme Zarini n’était pas justifié, il est à espérer que sa caisse-maladie ne couvre pas les frais ou qu’elle se fasse rembourser au cas où elle aurait payé la facture.

Il devrait d’ailleurs en être de même pour tous les internements abusifs.

De plus, les assurances devraient se pencher sur les internements répétés. Bien qu’on dise que les séjours en hôpital psychiatrique sont maintenant plus courts, on est néanmoins confronté à des internements consécutifs pour de nombreux patients, ce qui fini par coûter tout aussi cher.

Des contrôles réguliers auprès des patients ou de leur famille permettraient d’éviter de sérieux abus.

 

Lire l’article de 24 Heures