La CCDH décerne un Prix des droits de l’Homme à un avocat et à des professionnels de la santé exposant un système de santé mentale corrompu

«Les appareils dECT (électroconvulsivothérapie) sont un retour à lâge de la torture primitive, de lignorance et de la barbarie... Lannée dernière, la CCDH a fait plus que toute autre organisation pour lutter contre la proposition indéfendable de la FDA (Food and Drug Administration) de rendre les appareils de thérapie par électrochocs beaucoup plus disponibles pour un usage psychiatrique.» – Jonathan Emord, avocat constitutionnel et lauréat du «CCHR Human Rights Award» de 2017

Article original de CCHR International
10 mars 2017

Un avocat constitutionnel de premier plan, un psychologue et une éducatrice, tels sont les lauréats du Prix des droits de l’Homme lors de la célébration du 48e anniversaire de la Commission des citoyens sur les droits de l’homme (CCDH), un organisme de surveillance de la santé mentale. L’événement, organisé à Los Angeles le 4 mars, accueillait des centaines d’invités du monde entier honorant les lauréats pour leur travail dans le domaine de la réforme de la santé mentale.

Parmi les affaires dont il s’occupe, l’avocat constitutionnel Jonathon W. Emord remet actuellement en cause la proposition bizarre et dangereuse de la Food and Drug Administration (FDA) visant à réduire la classification des risques du traitement par électrochocs (ECT), ce qui favoriserait une utilisation plus large de cette procédure créant des dommages au cerveau, avec une mise en danger des enfants.

Emord a gagné contre la FDA au Tribunal fédéral plus de fois que tout autre avocat dans l’histoire américaine, ce qui lui a valu le titre de «FDA Dragon Slayer» (tueur du dragon FDA).[1] Il est aussi le chroniqueur de la Justice américaine pour le USA Today Magazine. [2]

En recevant le prix, M. Emord a déclaré: «Les dispositifs ECT sont un retour à l’âge de la torture primitive, de l’ignorance et de la barbarie, où matraquer les personnes souffrant de dépression et de psychoses pour les mettre dans un état d’inconscience était considéré comme thérapeutique. L’année dernière, la CCDH a fait plus que toute autre organisation pour lutter contre la proposition indéfendable de la FDA de rendre les appareils d’électroconvulsivothérapie plus disponibles pour un usage psychiatrique, ce qui aurait pour effet de multiplier les horreurs et d’aggraver les problèmes auxquels sont confrontés les patients dans le besoin... Les électrochocs doivent être interdits.»

Dr Toby Watson, psychologue clinicien et lauréat du «CCHR Human Rights Award» 2017

Un des autres lauréats était le Dr Toby Watson, un psychologue clinicien du Wisconsin. Ancien psychologue en chef du Département des corrections du KMCI (Kettle Moraine Correctional Institution (prison de moyenne sécurité) de l’Etat du Wisconsin et dernier directeur exécutif international de la Société internationale de psychologie éthique et psychiatrie (ISEPP), il a soumis des témoignages écrits et des recherches à la FDA sur les dangers des antidépresseurs ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) et de l’ECT. Il a aussi témoigné devant le Congrès du Mexique contre l’usage de psychotropes chez les enfants et a informé depuis 15 ans les tribunaux et les gens sur les effets néfastes du traitement psychiatrique, notamment sur la façon dont les psychotropes peuvent causer des comportements violents et suicidaires.

Il a remercié la CCDH pour lui avoir décerné ce prix, mais a ajouté: «En réalité, je n’aurais jamais dû me retrouver dans la position de devoir contester le comportement féroce, trompeur et manifestement contraire à l’éthique de tant de psychiatres, psychologues et compagnies pharmaceutiques.»

La CCDH, a-t-il dit, «fait un travail incroyable en luttant non seulement pour notre société et nos enfants, mais pour les enfants de nos enfants... J’attends avec impatience le jour où on cessera de considérer l’enfance comme une maladie mentale» et où on verra de nombreux autres professionnels du système de santé mentale reconnaître qu’aucun enfant ne devrait recevoir une étiquette de «trouble mental» et être drogué.

Sonya Muhammad, ancienne éducatrice et assistante sociale, lauréate du «CCHR Human Rights Award» 2017

Troisième à recevoir cet «Award», Sonya Muhammad est une ancienne éducatrice et assistante sociale qui a tiré la sonnette d’alarme concernant l’administration de drogues psychiatriques aux enfants dans le système de placement familial de Los Angeles où elle a travaillé pendant 12 ans. Dans une présentation vidéo percutante sur son travail, elle a expliqué en détail comment les enfants étaient retirés de leur famille, traumatisés et faussement «diagnostiqués» comme étant malades mentaux, afin qu’on puisse les mettre sous médicaments psychiatriques. Elle a parlé des évaluations psychiatriques frauduleuses données à ces enfants, et même à des enfants de deux ans qui ont été étiquetés comme ayant un «trouble bipolaire» parce qu’ils n’avaient pas renvoyé une balle roulant vers eux. Elle a défié le système et a maintenant rédigé un modèle de règlement qu’elle veut faire adopter et introduire par le Service de protection de l’enfance de l’État et qui définirait l’usage néfaste de psychotropes sur les enfants de foyer d’accueil comme un «abus chimique», qui pourrait être poursuivi en vertu des lois de l’Etat relatives aux abus sur des enfants.

Plus de 23 millions de dollars ont été dépensés chaque année en médicaments psychotropes administrés aux enfants placés en foyer d’accueil en Californie, alimentant une industrie psycho-pharmaceutique à but lucratif.

En acceptant le prix, Mme Muhammad a déclaré: «C’est un honneur incroyable. Il y a environ dix ans, j’ai fait la connaissance de la CCDH, qui a été la première à s’intéresser à mes préoccupations au sujet de l’usage effréné de psychotropes chez les jeunes placés en famille d’accueil. Je me suis toujours sentie libre de dire en leur présence que je considérais ces pratiques d’administration de drogues dangereuses. Administrer ces drogues à des enfants est une infraction négligente, égoïste et criminelle contre de précieuses vies qui n’ont aucune possibilité de se faire entendre.

Lorsque la CCDH m’a informée que j’avais été sélectionnée pour recevoir ce prix, j’étais très contente. Mais quand j’ai réfléchi au fait que les enfants continuaient à être drogués, je savais que nous avions encore plus de travail à faire... La CCDH est le leader dans la lutte pour que ces pratiques soient totalement interdites.»

Son travail, a-t-elle ajouté, est un «effort phénoménal pour sauver les esprits et les vies de milliers d’enfants à l’échelle nationale et internationale. Merci à la CCDH pour son courage, son engagement, son leadership et son assiduité».

Jan Eastgate, présidente de la CCDH Internationale, a déclaré que la CCDH a été fondée en 1969 dans l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies, qui «constitue un accord général affirmant que nous avons tous le droit à la vie et à la liberté, le droit de ne pas être torturé ni soumis à un traitement dégradant et des droits égaux devant la loi». L’Église de Scientologie a établi la CCDH en collaboration avec le regretté Dr Thomas Szasz, professeur de psychiatrie et auteur de renommée mondiale. La CCDH a été fondée exclusivement pour exposer les violations psychiatriques, car, alors que les violations des droits de l’homme sont évidentes dans nombre de domaines différents, c’est dans le domaine de la santé mentale qu’elles sont le plus tolérées, largement financées et légalement protégées.

Madame Eastgate a ajouté que la CCDH mène actuellement des enquêtes et a déposé des milliers de plaintes auprès d’agences et de législateurs étatiques et fédéraux au sujet des fraudes et des abus massifs de l’industrie psychiatrique, une industrie à but lucratif qui met également des vies en danger.

La CCDH Internationale continue à s’engager et à travailler afin:

  1. d’interdire l’utilisation des électrochocs.
  2. de faire adopter des règlements définissant l’administration de psychotropes aux enfants en famille d’accueil ce qui met leur vie en danger comme «abus chimique», pouvant être poursuivis en vertu des lois étatiques relatives aux abus sur les enfants.
  3. de mener à bien une enquête nationale sur le rôle des drogues psychotropes (sources de violence et de suicide) dans les tueries survenues dans des écoles et lors d’autres crimes violents, ainsi que dans l’augmentation des taux de suicide.
  4. de réaliser une enquête nationale sur les fraudes et les abus des hôpitaux psychiatriques, une industrie à but lucratif, ainsi que sur les réglementations adoptées contre ces fraudes et abus.

Références

[1] www.huffingtonpost.com/entry/attorney-jonathan-emord-takes-on-fda-over-electroshock_us_57c09e11e4b0b01630de9f78

[2] www.emord.com/Jonathan-Emord.html

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