Amnesty international Irlande accueille favorablement un amendement de la loi concernant l’électrochoc

Amnesty International
7 décembre 2015

électrochocAmnesty International Irlande a accueilli favorablement aujourd’hui l’amendement de la Loi sur la santé mentale de 2001 que le Dáil (Assemblée nationale irlandaise) a fait passer. Celui-ci stipule que la possibilité d'administrer aux patients contre leur gré la thérapie électro-convulsive (ECT), communément appelée traitement par électrochocs, a été supprimée.

L’amendement de la Loi sur la santé mentale, déposé à l’origine en 2008, supprime le terme «sans leur consentement» de l'article 59 de la loi de 2001, de sorte que l'ECT ​​ne peut plus être pratiquée auprès de «patients non volontaires» qui ont la capacité de discernement et qui refusent de tels traitements.

Colm O’Gorman, directeur exécutif d'Amnesty International Irlande, a déclaré: «l’ECT peut actuellement être imposée à des personnes contre leur volonté, même quand elles ont la capacité de discernement de refuser un tel traitement. Il est clair que, depuis de nombreuses années, c’est une préoccupation grave par rapport aux droits de l’homme. Donc, l'amendement d'aujourd'hui est très important.»

Cependant, Amnesty International Irlande met en garde sur le fait que la loi nécessite une réforme beaucoup plus large, en particulier concernant les dispositions relatives à la façon dont les gens peuvent être admis, détenus et traités dans un hôpital contre leur gré.

Colm O’Gorman a déclaré: «Ce n’est que l’une des nombreuses dispositions de la loi qui soulèvent des préoccupations relatives aux droits de l’Homme. Cela fait neuf mois que le rapport du Groupe d'experts, mis en place par le ministère de la Santé pour examiner la Loi, a été publié, faisant état de nombreuses recommandations pour la réforme. Légiférer est une question d’urgence pour protéger les droits des personnes ayant des problèmes de santé mentale, afin qu'elles puissent prendre des décisions concernant leur traitement. Nous devons prendre en considération non seulement la loi sur la santé mentale mais aussi le nouveau projet de loi sur la capacité de discernement pour qu’ils soient en conformité totale avec la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, si la dignité, les droits de l’Homme et l'autonomie des personnes ayant des problèmes de santé mentale doivent être pleinement protégés.»

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